Wall Street ouvre en baisse, préoccupée par la montée des taux

La Bourse de New York a débuté la séance en légère baisse jeudi, rattrapée par une certaine fébrilité alimentée notamment par la montée des taux d’intérêt et des prix du pétrole.

Vers 13H45 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, perdait 0,35%, à 24.682,02 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, lâchait 0,29%, à 7.376,70 points.

L’indice élargi S&P 500 abandonnait 0,22%, à 2.716,41 points.

Wall Street avait terminé en hausse mercredi, reléguant au second plan les inquiétudes sur les tensions géopolitiques et les taux pour se concentrer sur les résultats encourageants de la chaîne de magasins Macy’s et un indicateur solide: le Dow Jones avait gagné 0,25% et le Nasdaq 0,63%.

Jeudi, les investisseurs « semblent se soucier de divers éléments pouvant ralentir la croissance, dont les taux d’intérêt plus élevés, l’incertitude persistante autour des relations commerciales et la montée continue des prix du pétrole », a remarqué Patrick O’Hare de Briefing.

Ces facteurs alimentent l’idée d’une augmentation de l’inflation et, par ricochet, « la crainte d’un possible ralentissement des dépenses des consommateurs », a-t-il souligné.

Le taux d’emprunt des Etats-Unis à 10 ans est de fait monté jeudi jusqu’à 3,119%, un niveau inédit depuis 2011, quand celui à 30 ans a grimpé jusqu’à 3,248%.

Sur le front commercial, les Etats-Unis et la Chine reprennent jeudi de délicates négociations sous la menace de la possible entrée en vigueur dans moins d’une semaine de sanctions américaines qui relanceraient le spectre d’une guerre commerciale.

Le prix du baril de pétrole Brent a de son côté dépassé jeudi le seuil des 80 dollars pour la première fois depuis novembre 2014 dans un marché tendu par les incertitudes autour de l’Iran et du Venezuela.

Le secteur technologique était aussi affecté par la baisse du titre de l’équipementier en télécoms Cisco (-3,97%), dont les prévisions ont déçu.

Les indicateurs du jour étaient mitigés, entre une hausse un peu plus forte que prévu des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux Etats-Unis et une forte progression de l’activité manufacturière de la région de Philadelphie en mai.

  1. Nyse
  2. Nasdaq

afp

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *