Paris: profite de la brusque hausse du $ et de Wall-Street

(CercleFinance.com) – Le CAC40 a confirmé son soudain raffermissement survenu peu après 16H: sa progression atteint +0,74%, le CAC40 se hisse vers 5.454 (5.460 en séance, au plus haut depuis le 1er février) et devance l’Euro-Stoxx50 qui avance de +0,6% à 3.506Pts.

C’est apparemment Wall Street qui fait la différence (mais pas que, le Dollar a bondi subitement de +0,4%) avec des scores fleuves (autant qu’inattendus) avec +1,7% sur le Nasdaq, une hausse de +1,2% sur le Dow Jones, +1,1% sur le S&P500 alors que les opérateurs anticipaient un léger repli initial -en dépit de trimestriels jugés à 75% très positifs-, et au mieux des gains symboliques sur le Nasdaq dans le sillage de Facebook (+8%).

L’explication proviendrait de l’accueil très favorable réservé aux chiffres US du jour: les chiffres hebdomadaires du chômage ressortent en forte baisse (-24.000 à 209.000, le plus faible montant depuis septembre 1969 !) et le chiffre des commandes de biens durables ressort en progression de 2,6% Etats-Unis le mois dernier, là où les économistes ne tablaient en moyenne que sur une augmentation de 1,2%.

Cette augmentation plus forte que prévu découle du rebond spectaculaire de +44,5% des commandes aéronautiques (c’est Boeing qui engrange l’essentiel) et intervient après une croissance de 3,5% en février, chiffre révisé par rapport à une estimation précédente du Département du Commerce de 3%.

En excluant les commandes d’équipements de ‘transport’, catégorie particulièrement volatile, les commandes de biens durables sont restées atones en mars, alors que le consensus anticipait une progression de 0,4%.

Les stocks des détaillants reculent de -0,4%, celui des grossistes de -0,5%

L’autre temps fort, c’était la conférence de presse de la BCE qui a sans surprise maintenu inchangée sa politique monétaire.

Mario Draghi mentionne l’importance de la dette en Europe, ce qui signifie qu’il n’est pressé d’alourdir le montant de son financement.

La remontée de l’inflation vers la cible de 2% reste très lente, la BCE poursuivra ses rachats d’actifs (30MdsE/mois) jusqu’à septembre ‘et plus si nécessaire’. Les signaux de ralentissement annuels pourraient n’être que temporaires.

La ‘surprise du jour’, c’est l’envolée de +0,4% du $ face à l’euro (qui rechutait brutalement de 1,2200 vers 1,2105): ce coup de ‘booster’ est survenu à 16H avec l’expiration d’options sur le Dollar (toujours cette prééminence des marchés dérivés) tandis que le baril de Brent -qui évolue en sens inverse du billet vert- revient à l’équilibre, à 68$ sur le NYMEX.

Enfin, au chapitre microéconomique, la publication très attendue des comptes trimestriels de Facebook s’est révélée satisfaisante et les opérateurs espèrent d’autres bonnes surprises ce soir avec Intel, Amazon et Microsoft (1.500Mds$ de capitalisation en 3 valeurs)

A Paris, on notera la hausse de 4,7% de Safran (devant Carrefour avec +3%) au lendemain de l’annonce d’une hausse de 12% du chiffre d’affaires en publié au premier trimestre (+2,3% à périmètre constant) à 4,22 milliards d’euros, en sus d’une confirmation des prévisions annuelles.

En hausse de 3%, Alten a fait état d’une augmentation de 9,1% des revenus au premier trimestre à 547,4 millions d’euros.

Déception en revanche pour TF1 avec des comptes trimestriels marqués par une érosion de la rentabilité, et plus encore pour Technicolor (-11%), qui va décidément de Charybde en Scylla et a publié hier des comptes une nouvelle fois de bien mauvaise facture… chutant de plus de 2% ce matin, le titre termine néanmoins à l’équilibre.

Gros ‘come back’ de Nokia: le titre plongeait de -7% ce matin mais finit quasi stable (-1%) alors que la direction se montre optimiste pour 2018.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *