Le repli de l’euro empêche le Cac 40 de tomber dans un contexte géopolitique et obligataire tendu, Actualité des marchés

A regarder la clôture de Wall Street hier et l’orientation des marchés asiatiques ce matin, on se dit que le Bourse de Paris, qui vient d’ouvrir sur une note stable, tient bougrement bon. A -0,05% aux alentours de 9h05, le Cac 40 semble insensible à la menace de la Corée du Nord d’annuler le sommet avec les Etats-Unis de Trump. Le ministre adjoint des affaires étrangères de Pyongyang a prévenu que si l’administration américaine « [les] met[tait] au pied du mur et exige[ait] unilatéralement qu’[ils] renonc[ent] à l’arme nucléaire(…) [ils] devr[aient] reconsidérer la question de savoir s’il faut accepter le sommet à venir. »

Plus tôt, la Corée du Nord avait pris la décision d’annuler les pourparlers avec la Corée du Sud, arguant des exercices militaires entre Séoul et les Etats-Unis, qui ont pourtant lieu chaque année, qui ne sont donc pas une surprise et qui ont commencé le 11 mai.

Dans ce contexte géopolitique tendu, le Cac 40 peut au moins compter sur le repli de l’euro en direction des 1,18 dollar pour soutenir la tendance (1,2 dollar lundi). Là où la poussée des rendements des obligations souveraines américaines à dix ans à presque 3,1%, au plus haut depuis quasiment sept ans, a fait plier les indices américains, l’appréciation du dollar qui l’accompagne est une bonne chose pour les indices européens. Le Dax 30 de la Bourse de Francfort est également stable.

« La première source d’inquiétude pour le marché actions est clairement la dégradation du marché obligataire américain »constate Christian Parisot, chef économiste chez Aurel BGC. La raison de cette nouvelle poussée des rendements ? « La publication [hier] des ventes au détail, et surtout la forte révision à la hausse des ventes du mois de mars »attestant de la solidité de la consommation (et donc des tensions inflationnistes) qui compte pour 60% du PIB. 

Elior chute de près de 15%

Sur le front des valeurs, Axa offre également un soutien au Cac 40 alors que Goldman Sachs recommande désormais d’acheter la valeur. A l’inverse, Engie pâtit d’une dégradation d’opinion de la part de Citi qui passe à « neutre ».

Hors Cac 40, on notera la chute d’Elior qui, en plus d’un premier semestre inférieur aux attentes, de l’aveu même de la direction, avertit sur ses résultats pour l’ensemble de l’exercice 2017-2018.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *