« La montée en L2, une obligation »

Philippe Jan, le président du Stade lavallois, fait le bilan de la saison écoulée et fixe l’objectif de la prochaine : la montée en Ligue 2, et rien d’autre.

Vous visez donc l’accession en Ligue 2 la saison prochaine…

Bien sûr. Les supporteurs attendent de nous une saison exceptionnelle, ponctuée par une montée.

Avec ou sans Manuel Pires au poste d’entraîneur ?

Ce n’est pas tranché. Mon sentiment, c’est qu’il ne faut pas changer fréquemment d’entraîneur. Je préférerais que Manuel Pires soit prolongé. Mais il faut d’abord qu’il obtienne son diplôme. Et qu’il travaille sur le projet de la saison prochaine.Jean Costa décidera. Je lui ai donné un conseil, pas une obligation. Je veux qu’un adjoint complète le staff technique.

Concernant les joueurs ?

Même chose. Je souhaite qu’il n’y ait plus de mouvements dans tous les sens. J’en ai marre que les entraîneurs et les joueurs changent sans arrêt, car le club en a perdu son identité.

Mais ne faut-il pas changer une équipe qui a si mal terminé sa saison ?

C’est le club qui va changer. Les défaites face à Chambly puis à Béziers ont sonné la fin de saison dans l’esprit de plusieurs personnes. J’ai trouvé ça inacceptable. Cet état d’esprit va changer, et ceux qui ne voudront pas y adhérer ne devront pas rester au Stade lavallois. Si les joueurs n’acceptent pas la pression mise par un club de National visant la montée en Ligue 2, qu’ils ne viennent pas ici.

Concernant le recrutement, justement ?

Je veux un vrai profil d’équipe identifié Stade lavallois, que je n’ai pas reconnu cette saison. Fait de générosité, d’abnégation, de qualité de jeu aussi. Je n’accuse personne, je fais un constat. J’attends plus, aussi, dans l’investissement des joueurs. L’idée est de garder une ossature, les joueurs qui nous ont donné satisfaction. Pour le recrutement, il faut définir un profil type. On a besoin d’une vraie identité.Je peux trahir un secret : on est à la recherche d’un milieu de terrain aboyeur, et costaud.

Mais encore ?

Ce sont les prérogatives de Jean Costa. Je ne fais pas d’ingérence. Mes obligations, ce sont la gestion financière, le respect des salariés, la défense de l’image et des valeurs du club. De donner à chacun les moyens pour bien faire son travail. On a ainsi amélioré les conditions de transport en fin de saison, avec un déplacement en avion à Béziers. Avec le résultat que l’on sait (défaite 5-1).Dans mon domaine, celui du Directoire, les objectifs ont été réalisés. Mais ne comptez pas sur moi pour marquer trois buts… Je ne suis pas le sauveur.

Qu’allez-vous mettre en place pour réussir cette accession ?

Au sein du directoire, nous allons faire des arbitrages budgétaires importants, afin de dégager une masse salariale importante et se donner les moyens de réussir. Ça passe par une restructuration interne. On a demandé à nos actionnaires de nous accompagner dans notre projet. Le budget va augmenter légèrement, malgré une baisse des droits TV.Nous serons auditionnés devant la DNCG début juin. On s’est posé la question de demander ou non de conserver le statut professionnel, qui impose un cahier des charges précis et coûteux. On a fait cette demande, et j’ai bon espoir d’obtenir une réponse positive. En revanche, notre masse salariale sera sans doute contrôlée par la DNCG.

La perte du statut pro en 2019, si la montée n’est pas au bout, est-elle une épée de Damoclès ?

Pas du tout, on continuerait d’exister. Je rappelle que la saison de notre accession en Ligue 2, en 2008-2009, nous n’avions plus ce statut professionnel. Mais soyons clairs, je ne veux pas l’envisager une seule fois. Avec les moyens que l’on s’est donnés, nous devrons être focalisés sur la victoire, et uniquement la victoire.Le club doit retrouver une identité et un esprit conquérants. Il faut qu’on soit tueurs, guerriers, qu’on mette toute notre énergie pour atteindre notre objectif.

Allez vous vendre des joueurs ?

Je me suis donné comme obligation de générer un minimum de 2,5 millions d’euros de vente de joueurs, comprenant 1,5 million pour Solet et les bonus d’un montant de 100 000 € sur les transferts d’Aubameyang et Coquelin. Reste à réaliser au moins 1 million sur les deux mercatos à venir.

Lire notre page spéciale dans l’édition mayennaise de ce jeudi 17 mai.

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