Essonne : plus que quelques heures pour déclarer ses revenus sur papier

En découvrant que le centre des finances publiques situé square des Champs-Elysées, à Courcouronnes, est fermé le jeudi après-midi, Cheikne, 32 ans, ne peut retenir une exclamation de dépit. «Je suis venu déposer ma déclaration de revenus sur papier, parce que c’était le dernier jour pour le faire, et que le trésor public est plus près de chez moi que la Poste, explique cet ouvrier du bâtiment. Je vais revenir demain, mais j’ai peur d’avoir une pénalité de retard. »

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Animateur santé et sécurité au travail, Armel, 46 ans, repassera lui aussi. «Je déclare mes revenus sur Internet depuis deux ans, mais j’ai perdu mes login », sourit-il. Comme lui, les Essonniens sont de plus en plus nombreux à opter pour la télédéclaration : +9,2% en 2018, par rapport à l’an dernier. «A partir d’un revenu de référence de 15 000 euros, effectuer sa déclaration en ligne constitue une obligation légale, rappelle Philippe Dufresnoy, administrateur général des finances publiques. Mais dans les faits, les gens s’aperçoivent que c’est beaucoup plus simple. »

56,89 % de foyers imposables

Si se soustraire à cette obligation entraîne théoriquement une pénalité de 15 euros, elle est très peu appliquée. « Il y a encore beaucoup de gens qui ne maîtrisent pas l’outil Internet, commente Isabelle Skillooski, directrice adjointe du pôle fiscal. Parce qu’ils sont illettrés, trop âgés ou malades, par exemple. L’obligation de télédéclarer est valable sous réserve de posséder un ordinateur. » Ceux qui se plient à cette injonction bénéficie en tout cas d’un délai, puisqu’ils ont jusqu’au 5 juin pour remplir leur déclaration de revenus.

En 2017, l’Essonne comptait 689 546 foyers fiscaux, soit 1,82% des foyers fiscaux français. Avec un revenu annuel moyen de 16 409 euros, 56,89% d’entre eux étaient imposables, contre 47% à l’échelle nationale. A partir du 1er janvier prochain, c’est le prélèvement à la source qui s’appliquera. Une solution qui, Philippe Dufresnoy le promet, «ne modifiera en rien les modalités de calcul, mais s’adaptera davantage aux aléas de la vie des contribuables ».

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