Le CAC 40 digère la décision de Trump sur l’Iran

La Bourse de Paris s’affichait en léger repli mercredi à 15h (-0,15%), sur fond d’incertitudes géopolitiques après l’annonce du retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.

Ce mercredi à 15h, l’indice CAC 40 cédait 0,15% à 5.513,68 points dans un volume d’échanges de 1,32 milliard d’euros. La veille, il avait fini en petit repli de 0,17%.

La cote parisienne a ouvert stable, restant prudente par la suite sans néanmoins perdre beaucoup de terrain. La Bourse de New York s’orientait de son côté vers une ouverture en hausse.

Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average, qui donne sa tendance, prenait 0,47%. Celui de l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,44% et celui du Nasdaq, à dominante technologique, montait de 0,31%.

L’actualité du jour était dominée par les conséquences de la décision du président américain Donald Trump de sortir de l’accord conclu en 2015 avec l’Iran. M. Trump a annoncé mardi le rétablissement des sanctions contre la République islamique d’Iran, sanctions qui avaient été levées en contrepartie de l’engagement pris par Téhéran de ne pas se doter de l’arme nucléaire.

De leur côté, les Européens engagent dès ce mercredi des consultations pour tenter de sauver l’accord, que Pékin veut également sauvegarder. 

«L’enjeu consiste maintenant à déterminer si l’accord va exploser en plein vol prochainement, ou si sa disparition à petit feu sera la voie empruntée», observent les analystes de Aurel BGC dans une note.

Secteur pétrolier dans le vert

«Alors que certains investisseurs se sont réconfortés du fait que l’Iran s’est engagé à rester dans l’accord nucléaire malgré le retrait des États-Unis, ils se méfient de l’escalade des tensions au Moyen-Orient», juge quant à lui Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Toutefois, «la nouvelle était bien intégrée, il n’y avait pas de surprise», souligne auprès de l’AFP Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille chez Mirabaud France.

Par ailleurs, l’euro faible, qui s’échangeait à 1,18 dollar mercredi, était un facteur de soutien pour les marchés européens.

Du côté des indicateurs, la France a publié un indice de production industrielle en recul de 0,4% en mars.

Le niveau des stocks américains de pétrole est attendu à 16h30.

Sur le front des valeurs, Airbus cédait quelques euros. La décision du président américain Donald Trump affecte le groupe, qui fait partie des quelques sociétés ayant reçu soit des licences spéciales soit le feu vert du Trésor américain pour commercer avec l’Iran après la levée d’une partie des sanctions internationales ayant suivi l’accord de 2015.

Le secteur pétrolier profitait à l’inverse de l’envol des cours de l’or noir, à l’instar de Vallourecou TechnipFMC. Total gagnait du terrain. En 2017, le français, associé au chinois CNPC, avait signé un accord majeur pour un investissement de 5 milliards de dollars en Iran. Le pétrolier a par ailleurs annoncé la vente de ses stations-service en Haïti.

PSAprésent en Iran, était en recul. Renault baissait également.

Suez baissait après avoir fortement grimpé la veille.

Le Revenu, avec AFP

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