La Bourse de Paris à l’équilibre (+0,02%) après un calcul de son ouverture retardé

La Bourse de Paris évoluait sans tendance (+0,02%) lundi matin, après un incident technique ayant retardé d’une quarantaine de minutes le calcul de l’indice, la prudence prédominant dans un contexte d’incertitudes géopolitiques.

A 10H12 (08H12 GMT), l’indice CAC 40 progressait de 0,87 point à 5.315,89 points. Vendredi, il avait fini en petite hausse de 0,11%.

La valeur d’ouverture de l’indice boursier parisien n’a été connu qu’autour de 09H40 (07H40 GMT) en raison d’un « incident technique » ayant affecté le calcul de l’ensemble des indices gérés par le gestionnaire paneuropéen: l’AEX (la Bourse d’Amsterdam), le Bel 20 (la Bourse de Bruxelles), le CAC 40 et le PSI20 (la Bourse de Lisbonne), a-t-il indiqué sur son site internet.

L’échange des titres n’a en revanche pas été affecté par ce problème.

Le contexte géopolitique incite les investisseurs à la prudence.

« Donald Trump a la fâcheuse tendance à passer d’un conflit à l’autre, ce qui ne permet pas à la confiance de revenir durablement sur les marchés, qui attendent maintenant les prochains tweets du président américain », ont relevé dans une note les stratégistes du courtier Aurel BGC.

Washington, Paris et Londres ont effectué samedi à l’aube des frappes contre trois sites présentés comme liés au programme d’armement chimique syrien, sans faire de victimes, en représailles à une attaque chimique présumée le 7 avril à Douma, qui était alors le dernier bastion rebelle dans la Ghouta, près de Damas.

« Après les frappes en Syrie, les pays occidentaux assurent qu’ils veulent relancer les efforts diplomatiques afin de parvenir à une solution politique, mais il paraît peu probable que la Russie, qui soutient le régime syrien à bout de bras, laisse Washington, Paris ou Londres revenir dans le jeu », ont ajouté les stratégistes d’Aurel BGC.

D’autant, selon eux, que « les nouvelles sanctions américaines contre la Russie, qui pourraient être annoncées aujourd’hui, auront peut-être de quoi crisper encore un peu plus la relation entre le Kremlin et la Maison Blanche » et que « les conflits commerciaux, notamment celui entre Washington et Pékin, sont encore loin d’être aplanis ».

– Indicateurs américains attendus –

Du côté des indicateurs, l’agenda sera essentiellement américain avec l’activité industrielle dans la région de New York pour le mois d’avril et les chiffres des ventes au détail pour mars.

Les stocks et ventes des entreprises ainsi que les flux de capitaux investis à long terme pour février, ces derniers attendus après la clôture des Bourses européennes, complèteront le tableau.

Sur le front des valeurs, Kering s’appréciait de 0,66% à 439,10 euros. Emmanuel Macron a jugé dimanche qu’il était « évident » que le groupe français de luxe, qui aurait selon le site d’information Mediapart soustrait environ 2,5 milliards d’euros d’impôts depuis 2002, dont une partie au fisc français, faisait l’objet d’un contrôle fiscal en France. Le groupe a indiqué n’être visé par aucune plainte fiscale.

Sanofi montait de 0,53% à 66,34 euros. Selon des informations du Financial Times, le fonds de capital-investissement américain Advent International serait en tête pour racheter Zentiva, la division génériques du groupe en Europe, qui est actuellement en vente.

Marie Brizard plongeait de 5,00% à 8,36 euros, lesté par un relèvement vendredi de sa prévision de perte d’exploitation pour l’exercice 2017, après un audit au sein de ses activités en Pologne faisant apparaître des charges plus élevées que prévu.

Air France était proche de l’équilibre (-0,09% à 8,59 euros) alors que l’intersyndicale de la compagnie a maintenu vendredi ses quatre prochains appels à la grève, dont mardi et mercredi prochains, à l’issue de deux jours d’une négociation salariale avec la direction qui reprendra lundi matin.

Recylex gagnait 0,84% à 12,00 euros. Le spécialiste du recyclage des métaux a annoncé vendredi avoir renoué avec les bénéfices en 2017, profitant entre autres d’une hausse des cours des métaux et de « très bons » niveaux de production.

Manutan prenait pour sa part 0,65% à 93,60 euros, bénéficiant d’un chiffre d’affaires en hausse de 4,6% au premier semestre de son exercice décalé 2017-2018, grâce à la bonne tenue de son activité en Europe du sud.

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