France-L’opration en Syrie est un « succs », dit Parly

PARIS, 14 avril (Informations entreprises) – La ministre franaise des Armes
a dclar samedi aprs-midi que les frappes
franco-amricano-britanniques de la nuit en Syrie avaient t un
succs et que les missiles franais tirs avaient tous atteint
leurs objectifs.

Le systme de dfense antiarien russe prsent sur le sol
syrien n’a pas t activ, ont prcis Florence Parly et le chef
d’tat-major des armes, Franois Lecointre, lors d’une
confrence de presse aprs un conseil de dfense autour du chef
de l’Etat, Emmanuel Macron.

« Compte tenu des informations dont nous disposons, je peux
affirmer que la mission est un succs », a dclar la ministre
des armes. « Ses objectifs militaires sont atteints et la
capacit de la Syrie concevoir, produire et stocker des armes
chimiques a t considrablement amoindrie. »

Florence Parly a soulign que la France et ses partenaires
avaient agi avec la volont « d’viter toute forme d’escalade » et
que l’opration n’avait donn lieu « aucun incident » entre les
forces mobilises et les autres forces prsentes dans la rgion.

Le chef d’tat-major des armes a prcis que les forces
russes dployes en Syrie avaient eu une attitude « ni active, ni
proactive » mais « de simple observation de ce qui se passait et
de protection de leurs moyens ».

Si le dispositif de dfense anti-missile russe n’a pas
fonctionn, c’est qu’il n’a dlibrment pas t activ contre
les missiles allis, a-t-il expliqu.

« Il existe une ligne de dconfliction (…) qui permet
d’alerter le partenaire ou l’autre grand pays prsent (…), en
l’occurence la Russie, de ce qui se fait dans le partage de
l’espace arien », a-t-il prcis. « Je pense que les Russes
savaient, au moment o ces missiles passaient, que c’taient des
missiles allis et qu’ils ont dcid de ne pas activer leur
dfense anti-missiles. »

« Il n’y a donc pas eu d’interception des missiles envoys
l’occasion de ce raid (…) par les Russes », a ajout le gnral
Franois Lecointre, selon qui l’efficacit de la dfense sol-air
syrienne a t « trs faible, voire moins que a » et n’a pas non
plus empch les missiles d’atteindre leurs objectifs.

Il galement dit n’avoir « aucune raison de penser qu’il y
ait eu la moindre victime collatrale ».

Florence Parly a pour sa part estim que la « densit des
changes » politiques qui ont prcd les frappes avait permis
d’assurer le succs de l’opration et de faire en sorte qu’il
n’y ait pas d’incident collatral.

« Dsormais le temps est l’action diplomatique et
humanitaire », a conclu Florence Parly, selon qui le Conseil de
scurit de l’Onu doit maintenant prendre le relais.
(Emmanuel Jarry, dit par Yves Clarisse)

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