Bourse de Paris : le CAC 40 toujours dans le rouge à mi-séance

La Bourse de Paris restait dans le rouge en début d’après midi (-0,67%), les investisseurs restant frileux au lendemain d’un fort repli de Wall Street, pour une séance riche en publications d’entreprises.

Peu avant 15h, l’indice CAC 40 cédait 0,67% à 5.407,79 points, dans un volume d’échanges de 1,61 milliard d’euros. La veille, l’indice avait fini en légère hausse de 0,10%.

La Bourse de New York se préparait de son côté à une ouverture positive. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average, qui donne sa tendance, cédait 0,50%, tandis que l’indice élargi S&P 500 reculait de 0,54%. Le Nasdaq, à dominante technologique, perdait quant à lui 0,62%.

La cote parisienne a ouvert en recul et a ensuite accentué ses pertes, marquant le pas après six séances en territoire positif. «Les marchés européens sont dans le rouge ce matin alors que les opérateurs prennent leurs profits», observe dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.

En outre, «le taux de rendement à dix ans américain retrouve les 3%, ce qui est aussi une cause de vente des actions, alors que les investisseurs cherchent des retours attractifs sur des actifs jugés moins risqués» que les actions, ajoute le spécialiste.

Ce dépassement d’un seuil symbolique sur le rendement américain à dix ans «a fait souffler un léger vent d’inquiétude sur les places boursières. Les perspectives d’inflation restent au cœur des préoccupations alors que les cours du pétrole sont sur des points hauts», explique de son côté Philippe Cohen, directeur adjoint pour Kiplink Finance.

Les investisseurs restaient donc attentifs à l’évolution du marché obligataire souverain, mais aussi aux cours du pétrole, un facteur potentiel d’inflation.

Tarkett plonge

Du côté des indicateurs, l’agenda était relativement pauvre, hormis le moral des ménages français en légère hausse, et surtout les stocks hebdomadaires de pétrole outre-Atlantique attendus dans l’après-midi.

Le gouvernement allemand a de son côté légèrement abaissé sa prévision de croissance pour cette année, à 2,3% contre 2,4% auparavant.

Sur le front des valeurs, le groupe de luxe Kering grimpait, dopé par un chiffre d’affaires en forte hausse au cours du premier trimestre grâce aux bonnes performances de Gucci.

À l’inverse, le fabricant de revêtements de sols Tarkett chutait après avoir vu son chiffre d’affaires trimestriel reculer de 7,2% sur un an, pénalisé principalement par un effet de changes négatif.

L’entreprise de services numériques Atos bénéficiait d’un chiffre d’affaires de 2,945 milliards d’euros, en hausse de 2% à périmètre et taux de change constants au premier trimestre 2018. Le groupe a parallèlement annoncé un partenariat mondial avec le géant internet américain Google.

STMicroelectronics était soutenu par un chiffre d’affaires de 2,23 milliards de dollars au premier trimestre, en hausse de 22,2% sur un an.

L’action Bic prenait de la valeur. La société a certes publié un bénéfice net en baisse de 1,9% au premier trimestre, à 48,6 millions d’euros, mais elle a maintenu ses objectifs annuels.

Solocal Group s’enfonçait après avoir vu son chiffre d’affaires se replier de 4% au premier trimestre 2018.

Le marché automobile était dans le rouge, à l’instar de Peugeot , Renault ou encore Valeo.

Air Liquide baissait malgré une solide croissance interne au premier trimestre.

Le Revenu, avec AFP

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