Suisse: Banque Rothschild: son ego lui coûte sa place – Économie

Bruno Pfister est une figure reconnue de l’«establishment» économique helvétique. Cet ancien directeur général de l’assureur Swiss Life avait été nommé fin 2014 président exécutif des activités Wealth Management and Trust de la Banque Rothschild, mais selon le site InsideParadeplatzil a été désavoué au sein de l’établissement. Il remettra son mandat à la fin août.

Un porte-parole de la banque zurichoise a confirmé l’information. Bruno Pfister reste toutefois président du conseil d’administration, poste certes prestigieux mais nettement moins rémunéré. Désormais «Conseiller de Rothschild Global Advisory pour la Suisse et l’Allemagne», l’ex-homme fort de Swiss Life «pourra ainsi se concentrer sur ses mandats hors du groupe», a ajouté le porte-parole.

Une attitude qui a déplu

Selon une source interne à l’établissement, la décision a été prise par le Baron Eric de Rothschild, qui défend les intérêts de la famille fondatrice. C’est l’attitude de Bruno Pfister qui lui a coûté sa place. «Il disait à tout le monde comment gérer les affaires, peu importe ce qu’il savait ou avec qui il traitait», raconte cette source. Un comportement qui a fini par irriter au sein de l’institution.

«A l’annonce de son départ, la plupart des gens ont poussé un «ouf» de soulagement», poursuit la source. Des dirigeants de la banque ont également reproché à Bruno Pfister d’avoir accepté il y a an la présidence de la filiale gestion d’actifs (Asset Management) de Credit Suisse, évoquant un risque de conflit d’intérêts. Des remarques que le désormais ex-président exécutif avait balayées à l’époque mais qui ont finalement pesé.

(nxp)

Créé: 17.05.2018, 09h22

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