Schroders se voit en pouponnière de fintechs

La société de gestion a créé un programme d’accompagnement pour les jeunes pousses technologiques, comme Qwil, une plateforme de messagerie instantanée sécurisée.

Les sociétés de gestion aussi s’intéressent aux start-ups. Le gestionnaire d’actifs britannique  Schroders a lancé fin mars un programme de collaboration avec des jeunes pousses spécialisées dans les services financiers. La première société sélectionnée, Qwil Messenger, a créé d’un système de messagerie instantanée destiné aux entreprises. « Qwil Messenger a développé une plateforme sécurisée et fiable qui répond aux exigences réglementaires croissantes en matière de communication avec les clients, en particulier avec l’entrée en vigueur prochaine du Règlement Général pour la Protection des Données (RGPD) »commente Graham Kellen, responsable de la stratégie numérique chez Schroders. En effet, si les applications de messagerie instantanée sont de plus en plus utilisées, elles présentent souvent des failles en matière de sécurité, qui les rendent impropres à l’utilisation dans un contexte professionnel.

La jeune start-up répond aux critères que s’était fixé Schroders pour son programme (dénommé « Cobalt »). A savoir, avoir dépassé le stade du concept et les premières phases de croissance (early-stage), être en ligne avec les priorités et la culture d’entreprise de la société de gestion et proposer une solution innovante susceptible d’apporter un bénéfice tangible à un horizon d’un an.

Développer des produits qui répondent aux besoins

« Ce programme nous permet d’avoir accès de façon précoce à des technologies et à des sociétés auxquelles nous n’aurions pas eu accès autrement », explique Graham Kellen. « En accompagnant ces jeunes pousses, nous pouvons également les inciter à développer des produits qui répondent précisément à nos besoins. » Appuyée à un client de la taille de Schroders, la société a également moins de risque de disparaître dans ses premières années de vie. « C’est une façon de gérer son risque lorsque l’on a recours aux services d’une start-up »

En plus de bénéficier d’un accès aux équipes et aux ressources de Schroders, les jeunes pousses « pourront potentiellement bénéficier d’investissements ». Les éventuelles prises de participation « seront décidées au cas par cas », précise la société de gestion.

Sophie Rolland





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