NATIXIS : Laurent Mignon nommé à la tête de BPCE, son successeur connu dans les prochains jours


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(AOF) – Le Conseil de surveillance du Groupe BPCE, réuni le 26 avril 2018, a pris acte de la décision de François Pérol de démissionner de ses fonctions de Président du directoire et a nommé Laurent Mignon, Directeur Général de Natixis, pour lui succéder. La banque d’affaires indique avoir d’ores et déjà engagé un processus de succession à Laurent Mignon, qui devrait aboutir dans les prochains jours, confortant les perspectives stratégiques et financières de Natixis à court et moyen termes.

AOF – EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

– Banque filiale du groupe Banques Populaires-Caisses d’épargne, organisée en 3 métiers –la banque de grande clientèle, l’épargne et l’assurance puis les services financiers spécialisés ;

– Refinancement assuré essentiellement par la maison-mère BPCE et production sécurisée auprès du deuxième réseau de distribution français ;

– Stabilité du ROE légèrement au-dessus de 12 % ;

– Renforcement dans l’assurance par le rachat des minoritaires de BPCE assurances, après l’accord de distribution avec CNP Assurances ;

– Succès de la stratégie « Originate to distribute » appliquée à la gestion d’actifs ;

– Ratio de fonds propres CET 1 de 11,4 % en 2017, supérieur aux 8,4 % requis par la BCE pour 2018;

– Rendement élevé, sécurisé par l’engagement sur un taux de distribution de 50 % des bénéfices.

Les points faibles de la valeur

– Sensibilité de l’activité de gestion d’actifs à la parité €/$, 40 % du résultat avant provisions étant libellé en dollars ;

– En banque de financement, stabilisation des marges ;

– Risque d’une action collective sur des frais de gestion « cachés » des produits d’épargne.

Comment suivre la valeur

– Dans le contexte actuel, la valorisation des banques dépend de 5 points : leurs positions de liquidités, leur capacité à satisfaire au ratio de solvabilité dit « Bâle 3 » égal à 9 % des fonds propres, le contrôle de leurs engagements en banque d’investissement, la centralisation des compensations de dérivés et, enfin, les décisions des Banques centrales -Fed américaine et BCE européenne ;

– En contexte « normal », la valorisation dépend de 2 points : le coût du risque, lui-même lié à l’environnement économique, et le rendement des fonds propres ou ROE ;

– Nouveau plan stratégique 2020 visant à un ROTE compris entre 13 et 14,5 %, l’allocation de cash disponible étant répartie entre la croissance externe pour 1 MdE et les actionnaires pour 3 MdsE ;

– Spéculations sur une cession de la participation dans la Coface, à un cours supérieur à 9 % et sur un rapprochement avec Axa IM ;

– Valeur non opéable, BPCE (Banques populaires-Caisses d’épargne) détenant 72,3 % des droits de vote.

Finance – Banques

Des risques demeurent dans les comptes des banques européennes, d’après une étude de l’Autorité bancaire européenne (EBA) sur le dernier trimestre 2016 et portant sur quatorze paramètres. Cela pourrait affecter la solvabilité des banques européennes, dont le niveau de fonds propres demeure plutôt élevé. Le problème le plus important à résoudre est celui des  » NPL  » ( » non performing loans  » ou créances douteuses), qui représentent les prêts en souffrance de remboursement depuis au moins 90 jours. De plus, la rentabilité des groupes bancaires reste relativement faible, avec une rentabilité des fonds propres (RoE) qui a atteint un point bas au dernier trimestre 2016 (3,3% en moyenne), avec de grandes disparités selon les établissements (d’une rentabilité négative de 11% à un RoE de 17%).

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