Les fonds multi-assets en vedette dans l’univers de la gestion d’actifs

Une étude menée par AllianzGI met en évidence le succès des fonds multi-assets au cours des quinze dernières années. Et la tendance ne devrait pas s’inverser compte tenu des caractéristiques de la nouvelle génération de fonds de cette nature.

Un succès mais un succès justifié. Telle pourrait être la conclusion de l’étude réalisée par AllianzGI sur les stratégies multi-assets. Côté engouement, la société de gestion rappelle que les fonds de cette nature ont drainé en net 870 milliards d’euros en 15 ans, ce qui les classent en tête des produits les plus demandés par les investisseurs privés en Europe. Dans le détail, selon l’étude, cette catégorie de fonds est suivie par les fonds obligataires (504 milliards d’euros de collecte), les fonds actions (44 milliards d’euros) et les autres ensembles (220 milliards d’euros). En d’autres termes, plus d’un euro sur deux a été investi dans des fonds multi-asset au cours des 15 dernières années, relève AllianzGI. En outre, ces stratégies affichent les meilleurs chiffres de collecte en Allemagne (213 milliards d’euros), au Royaume-Uni (214 milliards d’euros), en Italie (139 milliards d’euros), en France (69 milliards d’euros), en Espagne (53 milliards d’euros) et en Suède (54 milliards d’euros).

Côté gestion maintenant, partant du constat que les mauvaises décisions qui surviennent parfois dans un processus d’investissement sont généralement liées à un facteur humain, AllianzGI confirme que ce type de stratégies a permis aux investisseurs avec un horizon de placement long d’éviter les pièges traditionnels. « Ces stratégies constituent une source supplémentaire de diversification au sein de la poche d’investissements alternatifs liquides du portefeuille d’un investisseur et la nouvelle génération de stratégies multi-asset se focalise sur une approche dynamique de l’allocation d’actifs », indique l’étude. Les nouvelles générations peuvent s’appuyer sur trois approches différentes : le renforcement dynamique du bêta, qui vise à accroître la performance et à réduire les risques dans les périodes de tensions extrêmes et durables sur les marchés ; la gestion dynamique de la parité des risques, en vertu de laquelle les paramètres d’allocation sont exprimés en pondérations de risque et non en pondérations d’actifs ; Et la génération d’alpha dynamique (stratégie souvent qualifiée de « managed futures »), qui vise à générer une surperformance pure en tirant parti des tendances identifiées au niveau des classes d’actifs et non via une exposition stratégique au bêta.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *