une nonagénaire toujours en mouvement

La Bourse de Luxembourg (LuxSE) fête ce jeudi soir son 90e anniversaire au centre des conférences du Kirchberg. L’occasion de se projeter et se demander à quoi ressemblera le marché des capitaux dans dix ans.

Cette 36e journée boursière a une saveur toute particulière. En effet, la Bourse de Luxembourg (LuxSE) souffle ses 90 bougies. L’institution longtemps installée avenue de la Porte-Neuve au centre de la capitale, désormais logée dans un bâtiment de verre et de béton sur le boulevard Joseph-II, a beaucoup évolué. Et a changé de statut au fil du temps. Hier institution locale, elle est en train de devenir le leader mondial en matière de cotation de titres internationaux.

La toute première cotation remonte à 1963. C’est à cette date que l’entreprise italienne Autostrade a émis des obligations en dehors de son pays d’origine. Aujourd’hui, 36 000 obligations sont cotées sur les plateformes de la Bourse, 11 128 nouvelles valeurs ont été admises à la cotation en 2017.



La Bourse de Luxembourg est aussi la première au monde à avoir lancer une plateforme verte la Luxembourg Green Exchange (LGX) en 2016. L’an dernier, elle a enregistré 110% de croissance. «On détient 50% des parts de marché des obligations vertes cotées dans le monde», avait indiqué en avril Julie Becker, membre du comité de direction. Ce qui représente 100 milliards de dollars émis au total ou plus de 170 émissions en 17 devises. En outre, la Chine est un partenaire privilégié pour LGX puisque deux banques chinoises (Bank of China et ICBC) affichent des obligations verte sur cette dernière.

S’adapter à l’intelligence artificielle

Selon Robert Scharfe, le PDG de la Bourse cité dans un communiqué, «nous opérons dans un environnement complexe influencé par divers facteurs et technologies, qui parfois se contrarient. Grâce à notre attitude novatrice et novatrice, nous avons un énorme impact sur les marchés financiers malgré la petite taille de notre marché local. Mais nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers».

L’équipe de la Bourse s’est posée plusieurs questions : à quoi ressemblera les marchés de capitaux dans dix ans ? Est-ce Siri, Alexa ou une autre forme d’intelligence artificielle qui prononcera le discours d’ouverture du 100e anniversaire ? La finance deviendra-t-elle 100% durable ? Où nous mènera l’ambitieuse Initiative ceinture et route de la Chine dans la prochaine décennie ?

Pour répondre à ces questions, quatre experts ont donné leur avis sur ce qu’ils pensaient être les facteurs les plus «perturbants». Nasir Zubairi, PDG de la Luxembourg House of Financial Technology, pense que «l’histoire est jonchée d’automatisation et d’innovation. À aucun moment, cela n’a conduit à un chômage de masse. Nous, les humains, sommes incroyables dans notre souplesse et cette force nous aidera à nous adapter et à réussir dans l’ère de l’intelligence artificielle».

Le PDG de l’institution du boulevard Joseph-II pense que pour rester compétitives, « les institutions financières, et en particulier les bourses, doivent faire le point sur toutes ces tendances et les adopter pour assurer la meilleure prestation de services et maîtriser les coûts». Avec le slogan «toujours en mouvement», «nous continuerons d’avancer. C’est ce qui rend notre travail stimulant et fascinant en même temps», dit-il encore.

Aude Forestier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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