Fonds, placements… investissez responsable !

Vous venez d’hériter et voulez placer votre argent dans une entreprise dont vous seriez fier ? Vous souhaitez que votre épargne ne soit pas investie dans une société soupçonnée de faire travailler les enfants ? Alors, l’investissement dit « responsable », qui permet d’intégrer les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans votre gestion financière, peut vous intéresser.

Un marché en pleine expansion : selon la société Novethic, qui fait la promotion de la finance responsable, en 2017, les 123 fonds correspondant à un investissement responsable dit « de conviction » ont représenté 31,2 milliards d’euros. Un chiffre en hausse de… 42,5 % en un an. Voici quelques conseils de base pour vous lancer.

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Qu’est ce que l’investissement responsable ?

L’investissement socialement responsable (dit ISR) permet d’investir dans des entreprises dont les pratiques sont compatibles avec vos valeurs. A l’inverse, il permet d’exclure des investissements dans certains secteurs d’activité comme le tabac, l’alcool, l’armement, etc. ou d’exclure des entreprises qui sont coupables de violation des grandes conventions internationales sur le respect des droits humains (travail des enfants, etc.), l’environnement, etc.

A qui vous adresser ?

Vous pouvez tout d’abord vous adresser à la banque dont vous êtes client, qui a forcément des produits spécialisés dans le « responsable ». Vous pouvez aussi vous rapprocher de sites spécialisés comme Boursorama. Enfin, vous pouvez vous tourner vers le Forum de l’investissement responsable (FIR), dont la société de conseil Proxinvest est membre et administrateur.

Comment choisir un fonds ?

Le plus simple est d’aller sur le site de Novethic, qui recense tous les produits présents sur le marché : grâce à un moteur de recherche par thème, vous pouvez affiner votre demande. Un exemple : « Je ne veux pas investir dans l’armement ». Autre exemple : dans le social, le site vous trouve 24 produits financiers, certains proposés par la BNP, d’autres par la Banque postale, Natixis, etc. A vous ensuite de faire le tri.

Si vous voulez être plus sélectif encore, sachez que certains de ces produits ont reçu le label ISR (Investissement social et responsable) du ministère de l’Economie, et d’autres un label vert, dit TEEC (Transition écologique énergétique pour le climat) du ministère de l’Environnement. Enfin, rappelle Denis Branche, de Phitrust Active Investors, n’oubliez jamais ce conseil frappé au coin du bon sens : « Il faut comprendre ce dans quoi on investit ».

Quelles vérifications ?

Pour Loïc Dessaint, directeur général de la société Proxinvest, il est important de « regarder la composition d’un fond ISR pour voir s’il convient réellement à ses attentes. Le particulier peut vouloir diversifier son risque et investir sur toute la planète, ou il peut préférer promouvoir des fonds thématiques pour soutenir l’emploi en France, la transition énergétique et environnementale ou l’engagement actionnarial ». Sur ce dernier point, Proxinvest conseille de se tourner vers la SICAV Phitrust Active Investors France, qui invite, par exemple, cette année les entreprises à faire valider leurs objectifs de réduction des émissions de CO2 par des scientifiques (Initiative science based targets).

Des fonds moins rémunérateurs ?

Pour certains, « investissement responsable » rime avec « moindre rentabilité ». Sachez que ceci est une idée fausse : « Il n’y a pas de handicap de performance, au contraire », martèle Anne-Catherine Husson-Traoré, la directrice générale de Novethic. Qui poursuit : « En choisissant des entreprises qui sont performantes par rapport aux défis qu’elles ont déjà relevés, de façon environnementale ou sociale, vous sélectionnez plutôt les entreprises les plus solides, qui surperforment souvent à moyen terme ou long terme ».

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