Adjavon demande la protection de la Cour Africaine des droits de l’homme

Patrice Talon avait bénéficié du soutien de M. Ajavon pour se faire élire.Copyright de l’image
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Patrice Talon avait bénéficié du soutien de M. Ajavon pour se faire élire.

Les avocats de l’opposant et homme d’affaires béninois Sébastien Ajavon demandent la « protection » de la Cour africaine des droits de l’homme pour leur client.

L’avocat était présent au premier jour d’audience publique à Arusha retransmise en direct sur les réseaux sociaux.

L’accusation réclame à l’Etat béninois de payer des préjudices moraux et commerciaux et des dommages et intérêts à hauteur de 550 millions de francs CFA (830 millions d’euros).

Ils reprochent au Bénin une atteinte à « son droit à la liberté, à son droit à la propriété, à son droit à un procès équitable, ainsi qu’à son droit à la présomption d’innocence ».

Allié devenu opposant

L’homme d’affaires est arrivé troisième à la dernière présidentielle en 2016, avec 23% des voix.

Il a lancé fin mars son parti, l’Union sociale Libérale (USL), et a fait connaître ses ambitions pour la prochaine présidentielle, prévue en 2020.

Patrice Talon avait bénéficié du soutien de M. Ajavon pour se faire élire.

Il a renvoyé trois ministres proches d’Adjavon quelques mois après son arrivée au pouvoir.

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« Acharnement et complot »

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Les avocats de l’opposant et homme d’affaires béninois Sébastien Ajavon demandent la « protection » de la Cour africaine des droits de l’homme pour leur client.

Selon les avocats, leur client subit depuis fin 2016, un « acharnement » et un « complot ourdi » contre sa personne.

Ils ont notamment évoqué la saisie de 18 kg de cocaïne dans un conteneur de sa société d’importation, mais aussi la suspension pendant plusieurs mois de deux médias dont il est le propriétaire, et plus récemment un redressement fiscal contre sa société d’importation à hauteur de 254 millions d’euros.

Recours judiciaire pas épuisé au Bénin

Les avocats du Bénin mettent en cause la saisie de la Cour africaine, affirmant que « tous les recours judiciaires internes n’ont pas été épuisés ».

« La requête du requérant est irrecevable devant votre juridiction », a affirmé Me Elie Kponou, avocat pour l’Etat béninois.

Il a aussi dénoncé des « termes outrageants » de la part de l’accusation.

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Selon lui, les juges ne sont pas là pour réparer des manques à gagner commerciaux.

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