OSCARh plonge les groupes dans la culture start-up


Par Gérald Dudouet | le lundi 14 mai 2018 | Mobilité interne

OSCARh plonge les groupes dans la culture start-up

Fondée en janvier 2016 par Frédéric Watine, la plateforme OSCARh immerge des cadres d’entreprises du CAC 40 dans des
start-up innovantes. Elle leur confie des missions pouvant aller de 3 semaines
à 3 mois qui ambitionnent de révolutionner l’acquisition de compétences.
Explications de Fréderic Watine.

Quelle est la genèse d’OSCARh ?

J’ai fait ma carrière
professionnelle au sein d’Accenture dans le conseil et les RH puis chez  Axa, où j’occupais la fonction de DRH
Informatique. Lors de cette seconde expérience, j’ai constaté que les
ingénieurs qui avaient mis en place les SI du groupe se trouvaient démunis
lorsqu’il fallait initier des nouvelles technologies. Je me suis alors
interrogé sur la façon de les accompagner au mieux vers l’avenir. Mon objectif
était de leur permettre d’acquérir les compétences de demain via un mode
d’apprentissage novateur, à même de les sortir de leur contexte. J’ai alors eu
l’idée d’OSCARh, qui consiste à faire vivre à des cadres de haut-niveau des
expériences immersives dans des start-up et des PME, dans un objectif
gagnant/gagnant.

Comment s’articulent ces expériences ?

Nous proposons deux
parcours. L’un de trois semaines, Exploration, qui consiste à observer les
modes de fonctionnement des start-up, leur culture, leur business model, leur
management… Et un autre de trois mois, Acculturation, qui vise la montée en
compétences par le biais d’actions concrètes, que ce soit dans les nouvelles
technologies, le management, l’organisation… A ce jour, nous enregistrons 80
missions d’immersion. Nos clients sont pour la plupart des grands groupes du
CAC 40 (L’Oréal, Carrefour, BNP Paribas…). Ils ont pour objectif de redonner de
l’oxygène à leurs cadres occupant des postes à responsabilités, de les
accompagner dans l’acquisition de pratiques agiles et de nouvelles compétences
qu’ils réinsuffleront dans leur entreprise d’origine.

Pour les start-up, quel est l’intérêt d’adhérer à ces
programmes ?

Pour elles, l’intérêt
est double. D’une part, elles peuvent, via un cadre expérimenté, bénéficier
d’une expertise dont elles ne disposent pas nécessairement en interne et ainsi être
accompagnées dans diverses réflexions. Cela peut être leur déploiement à
l’international, une transition du BtoB au BtoC… Chaque « mariage » est
construit, selon les besoins réciproques des deux parties. D’autre part, les
start-up profitent, via ces partenariats, de l’aura de l’entreprise d’où provient
le cadre. Tisser une relation privilégiée et de confiance avec une entité du
CAC 40 peut être un atout considérable. D’ailleurs 75 % des start-up que nous
sollicitons sont intéressées. Elles sont issues de la fintech, du data, de la biotech, du retail…

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