Le dollar au plus haut depuis 2014 face à l’euro, aidé par un taux d’intérêt américain au plus haut …

CA Y EST. Le dollar, soutenu par un indicateur de bonne tenue sur la consommation aux Etats-Unis et la remontée des taux d’intérêt à long terme jusqu’à 3,09%, son plus haut niveau depuis 2011,  montait mardi à son plus haut niveau depuis fin 2017 face à l’euro.

On voit sur le graphique que l’eurodollar, en franchissant vers le bas son cours pivot d’intervention à 1.1847,  a fini par choisir la hausse du dollar et/ou l abaisse de l’euro…Vers 19H00 GMT (21H00 heure de Paris) à New York selon awp/afp, l’euro valait 1,1852 dollar contre 1,1927 dollar lundi à 21H00 GMT. Vers 13H50, la monnaie unique a atteint un plus bas depuis mi-décembre, à 1,1820 dollar.

La monnaie unique européenne baissait face à la devise japonaise à 130,73 yens, contre 130,79 yens lundi soir.

Le billet vert progressait face à la monnaie nipponne à 110,30 yens, contre 109,66 yens lundi.

A SAVOIR. La devise américaine « a rebondi fortement après un chiffre solide sur les ventes au détail et une remontée des taux sur le marché des bons du Trésordeux éléments mettant en avant sa bonne forme face aux grandes autres devises », a commenté Omer Esiner de Commonwealth Foreign Exchange.

Selon les statistiques du département du Commerce publiées mardi, les ventes au détail aux Etats-Unis ont augmenté comme prévu de 0,3% en avril, tirées notamment par les ventes d’essence.

« L’emploi grimpe, les salaires augmentent et les baisses d’impôts signifient que les gens auront plus de sous dans leurs poches », a souligné James Knightley, analyste pour ING.

Cette embellie devrait conduire selon lui à trois nouvelles hausses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), après celle de mars, avant la fin de l’année.

Une perspective qui a fait grimper le taux d’emprunt de la dette des Etats-Unis, le rendement des bons du Trésor à 10 ans montant jusqu’à 3,09%, son plus haut niveau depuis 2011.

Or une hausse des taux rend le dollar plus rémunérateur et donc plus attractif pour les cambistes, qui en achètent donc en prévision.

A NOTER. Parallèlement, « des indicateurs plus fragiles en provenance de la zone euro contrastent avec les chiffres américains et renforcent l’idée que la Fed  va normaliser sa politique monétaire bien plus rapidement que les autres grandes banques centrales« , a noté M. Esiner.

La seconde estimation de la croissance en zone euro au premier trimestre a en effet confirmé mardi le ralentissement à 0,4%. Toujours en zone euro, la production industrielle de mars s’est élevée à 0,5%, contre 0,65% attendu par le consensus d’analystes Factset.

Néanmoins, selon Craig Erlam, analyste pour Oanda, la chute de l’euro s’explique plutôt par « une cassure technique du plancher qui avait supporté l’euro toute la matinée » plutôt que par une évolution des fondamentaux économiques.

Vers 19H00 GMT, l’or valait 1.291,61 dollars, à son plus bas depuis fin 2017, contre 1.313,50 dollars lundi à 21H00 GMT.

Le bitcoin valait 8.495,42 dollars, contre 8.811,66 dollars lundi soir, selon des chiffres compilés par le fournisseur de données financières Bloomberg.

La monnaie chinoise a terminé à 6,3775,00 yuans pour un dollar, contre 6,3393 yuans pour un dollar lundi à 15H30 GMT.

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