Le gouvernement égyptien cible un milliard $ de revenus avec l’introduction en bourse cette année de 6 entreprises publiques

(Agence Ecofin) – Le gouvernement égyptien espère tirer 18 milliards de livres egyptiennes (1 milliard $) de revenus, de la première phase de cession de ses parts dans certaines sociétés publiques, au nombre de six cette année 2018. Les premières offres publiques initiales sont annoncées pour debut juin et devront se poursuivre jusqu’au début de 2019. 

Ce programme confirme la mise en oeuvre de la volonté du gouvernement égyptien, de ceder des parts minoritaires qu’il détient au sein de 23 entreprises publiques du pays. Au total, il espère mobiliser jusqu’à 89 milliards de livres égyptiennes (environ 5 milliards $). 

Mais il faudra pour cela convaincre les investisseurs de s’y engager, tant au niveau local qu’au niveau international. L’Egypte est citée dans un récent rapport de l’agence de notation américaine Moody’s sur les économies émergentes, comme un des pays qui pourraient connaitre un déséquilibre, en raison du volume de sa dette publique. 

Les avis demeurent tout de même partagés. Chez la firme japonaise d’analyse financière Nomura Holdings, on préconise la prudence, expliquant que la balance des paiement des économies émergentes, dont celle de l’Egypte, continue de se dégrader, ce qui présente un risque en cas de hausse effective du dollar. 

Chez JP Morgan, on est plus positif. Les analystes de cette banques américaine d’investissement, pensent que le marché exagère sur les risques qui pèsent sur les économies émergentes, et que le moment est propice pour des acquisitions, surtout que les valeurs des actifs sont attractives, et que c’est le bon moment de s’y engager.

Pour l’heure, l’Egyptian Exchange semble avoir mis un petit terme à 18 mois consécutifs de fortes croissances. Après avoir atteint son plus haut de la période le 23 avril 2018, l’EGX 30, son principal indice de reférence, a amorcé une chute qui cumule déjà à 3,5% sur le dernier mois. 

Mais sur les deux dernières années, la place financière égyptienne demeure la deuxième plus rentable d’Afrique derrière le Zimbabwe Stock Exchange, selon des indicateurs fournis par la plateforme African-Markets.

Idriss Linge 

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