Le dollar monte face à l’euro, peu affecté par Donald Trump

Le dollar franchissait mardi face à l’euro un nouveau plus haut depuis fin décembre, les courtiers réagissant moins à l’annonce par Donald Trump de la sortie américaine de l’accord nucléaire iranien qu’à une prise de parole du président de la Fed Jerome Powell.

Vers 19H00 GMT (21H00 heure de Paris), l’euro valait 1,1861 dollar, contre 1,1922 dollar lundi à 21H00 GMT. Vers 14H00 GMT il est descendu jusqu’à 1,1838 dollar, au plus bas depuis le 25 décembre dernier.

La monnaie unique européenne perdait du terrain face à la devise japonaise à 129,27 yens, contre 130,07 yens lundi soir.

Le billet vert reculait également un peu face à la monnaie nipponne à 108,98 yens, contre 109,09 yens la veille.

Donald Trump a annoncé mardi le retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire iranien au risque d’ouvrir une période de vives tensions avec ses alliés européens et d’incertitudes quant aux ambitions atomiques de Téhéran.

Alors qu’une forte volatilité était redoutée sur la devise américaine, « le dollar a peu évolué durant la prise de parole de Donald Trump, l’effet a été plutôt neutre », a constaté Greg Anderson de BMO.

Le dollar a toutefois un peu reculé face au yen, la monnaie japonaise étant considérée comme un actif refuge.

La devise américaine a été davantage influencée, plus tôt en séance, par des commentaires du président de la banque centrale américaine (Fed) lors d’une conférence à Zurich.

Selon Jerome Powell, les attentes des intervenants de marchés semblent « raisonnablement bien alignées » sur la stratégie mise en oeuvre par la Fed, « ce qui suggère que les marchés ne devraient pas être surpris par nos actes si l’économie continue à évoluer conformément aux attentes », a-t-il affirmé.

« Ces commentaires ne donnent pas d’indications nouvelles sur la trajectoire des hausses de taux mais en minimisant l’influence de la Fed, ils ont renforcé la perspective que celle-ci poursuive sa stratégie de resserrement monétaire », ont affirmé les analystes de Wells Fargo.

Un relèvement des taux d’intérêt rend le dollar plus rémunérateur et donc plus attractif pour les cambistes, ceux-ci hésitant entre un total de trois ou quatre hausses de taux en 2018.

La monnaie européenne continue de son côté à être « plombée en partie par un récent fléchissement dans les données économiques en provenance de la zone euro », a souligné Lee Hardman, de MUFG.

Ce ralentissement pèse sur l’euro car, selon les investisseurs, il oblige la Banque centrale européenne à rester très prudente dans la normalisation de sa politique accommodante en maintenant ses taux d’intérêt au plus bas.

M. Hardman a également évoqué l’incertitude politique en Italie, mais avec un « impact limité » pour l’instant.

Au contraire, pour John Plassard de Mirabaud Securities, la baisse de l’euro « est une nouvelle fois à mettre sur les péripéties politiques en Italie » avec la « proposition (du président) qui rendrait une nouvelle fois le pays ingouvernable ».

Faute d’accord sur une majorité parlementaire depuis les dernières élections, le président italien Sergio Mattarella a annoncé lundi qu’il allait proposer un gouvernement « politiquement neutre » pour diriger le pays jusqu’en décembre.

Vers 19H00 GMT, l’or valait 1.315,78 dollars, contre 1.314,13 dollars lundi à 21H00 GMT.

Le bitcoin valait 9.210,00 dollars, contre 9.437,62 dollars lundi soir, selon des chiffres compilés par le fournisseur de données financières Bloomberg.

La monnaie chinoise a terminé à 6,3707 yuans pour un dollar, contre 6,3667 yuans pour un dollar lundi vers 15H30 GMT.

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