Le capital-investissement africain a maintenu un bon niveau de sorties en 2017, malgré un environnement sous pression

(Agence Ecofin) – Malgré un contexte socio-économique de reprise en Afrique, les sorties d’investissement dans le cadre du private equity ont maintenu un bon rythme au cours de l’année 2017, apprend-on d’une synthèse publiée par l’association africaine de capital investissement (AVCA) avec le concours de la firme d’audit Ernst & Young. 

Au total, l’activité de private equity africain aura été marquée par 49 sorties d’investissement. C’est un niveau quasi-stable en comparaison à celui de 2016 (50) et une réelle performance si on prend en compte les défis que connaissent les économies africaines depuis la mi 2014, avec la baisse des prix des matières premières qui constituent une source importante de revenus pour les pays de la région. 

Ce chiffre global dissimule toutefois de grandes disparités. Avec une part de 45%, l’Afrique du sud domine ce segment des opération du capital investissment. Il est suivi de l’Afrique du Nord, qui a connu 22% des sorties d’investissement en 2017. Mais sur les 10 dernières années, l’Afrique du Sud est secondée par la CEDEAO et qui a été le théâtre de 23% des sorties d’investissement. 

Par ailleurs, le nombre de firmes ayant opéré ces sorties à fortement baissé, passant de 33 en 2016, à seulement 24 en 2017. C’est le niveau le plus bas depuis 2014. On note aussi, que le secteur industriel est celui qui offre le plus d’opportunités de sorties d’investissement depuis les 10 dernières années.

Par ailleurs, les firmes de private equity continuent de conserver plus longtemps les participations africaines qu’elles ont dans leurs portefeuilles. Même si la moyenne de temps de conservation des investissements a légèrement baissé à 6,5 ans contre 7,7 ans en 2016, on reste dans un niveau jamais atteint entre 2005 et 2015.

De l’avis de certains experts, les sorties d’investissement sont parfois rendues complexe par des régulations peu adaptées, et des lourdeurs administratives dans certaines régions. D’autre estiment que cela ne compte pas si on a véritablement bien préparé sa sortie.

ous les cas les investisseurs en capital s’en sortent plutôt bien jusqu’ici. Les rendements moyens pour chaque investissement ont été de 76% plus important que ceux offerts sur des titres de participations boursières ciblant l’Afrique, si on prend pour refrence l’indice MSCI Emerging market, qui regroupe l’essentiel des entreprises performantes des marchés boursiers africains. 

Idriss Linge

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