La Bourse de Paris attendue en hausse dans le sillage de Wall Street

La Bourse de Paris devrait ouvrir en hausse vendredi, affichant toujours son optimisme au lendemain d’une réunion de la Banque centrale européenne, dynamisée par une forte hausse de la Bourse de New York.

Le contrat à terme sur le CAC 40 prenait 0,21% une quarantaine de minutes avant l’ouverture de la séance. La veille, il avait fini en hausse de 0,74% à 5.453,58 points.

Wall Street a pour sa part fini en forte hausse, soutenue par le dynamisme des cours de Facebook, Chipotle et AMD après l’annonce de leurs résultats trimestriels.

« Les progrès observés ces quatre dernières semaines ne semblent pas vraiment prêts à s’atténuer », a estimé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

« La séance positive d’hier (en Europe) après la réunion de la BCE et une clôture solide à Wall Street » laissent espérer une cinquième semaine de hausse pour les marchés européens, a-t-il ajouté.

La Banque centrale européenne a brossé jeudi un tableau assombri fait de « modération » de la croissance et d' »aggravation » des menaces protectionnistes, pour s’abstenir de toute indication sur l’abandon de son vaste soutien à l’économie.

Le président de l’institution, Mario Draghi, a toutefois expliqué cette situation par des facteurs majoritairement « temporaires », tout en répétant à plusieurs reprises sa « confiance inchangée » dans le fait que l’inflation évolue vers l’objectif des 2% fixé par l’institution.

Du côté des indicateurs, l’agenda est bien fourni. En France, la croissance a fortement ralenti au premier trimestre, retombant à 0,3% contre 0,7% au trimestre précédent, en raison notamment d’une consommation des ménages peu dynamique.

La confiance économique en zone euro en avril est également au programme, tout comme outre-Atlantique les premiers chiffres du PIB au premier trimestre et le moral des ménages (Université du Michigan) en avril.

Avant l’ouverture des places européennes, la Banque du Japon (BoJ) a reconduit à l’identique sa politique monétaire ultra-accommodante, poursuivant ses efforts pour éradiquer la déflation alors que les prix peinent à décoller malgré une phase d’expansion économique exceptionnellement longue.

VALEURS A SUIVRE

Sanofi : Le groupe pharmaceutique a publié un bénéfice net d’un milliard d’euros au premier trimestre, en chute de 82,2% par rapport à la même période en 2017 où il avait été dopé par un gain exceptionnel lié à un échange d’actifs avec Boehringer Ingelheim.

Saint-Gobain : Le groupe de matériaux de construction a confirmé ses objectifs 2018, en publiant un chiffre d’affaires en repli de 1,8% au premier trimestre, pénalisé par la dépréciation du dollar, ainsi que des volumes en baisse sur fond d’aléas climatiques et d’un effet calendaire négatif.

Renault : Le constructeur automobile a confirmé ses objectifs pour l’année, après une hausse de 0,2% du chiffre d’affaires au premier trimestre, à 13,2 milliards d’euros.

Airbus : Le groupe a vu son bénéfice net chuter de 30% au premier trimestre en raison des retards autour de la livraison des moteurs de l’A320neo, mais l’avionneur maintient son objectif de livrer « environ 800 » avions commerciaux au cours de l’année, sous réserve que les motoristes suivent.

Amundi : Le poids lourd mondial de la gestion d’actifs a augmenté son bénéfice net de 54% au premier trimestre 2018, soutenu par une collecte nette record de près de 40 milliards d’euros.

Essilor : Le groupe a généré 1,82 milliard d’euros de chiffre d’affaires au premier trimestre, en repli de 5,8% sur un an, lesté par des effets de change négatifs, mais a progressé de 3,2% à devises et périmètre constants.

Vinci : Le groupe de travaux publics (BTP) et de concessions a enregistré une nette hausse de son chiffre d’affaires au premier trimestre, avec une progression dans l’essentiel de ses activités.

Gemalto : La société informatique a publié un chiffre d’affaires inchangé de 650 millions d’euros pour le premier trimestre, la croissance dans sa branche Identité, Internet des objets et Cybersécurité compensant la méforme de ses cartes à puce.

Eramet : Le groupe métallurgique et minier a annoncé une offre publique d’achat sur la totalité des actions de la société australienne Minerals Deposits Limited (MDL), avec l’objectif au terme de l’opération de consolider intégralement leur coentreprise Tizir.

Rexel : Le distributeur de matériel électrique a vu son bénéfice net baisser de 3,9% au premier trimestre, pénalisé par un effet de change négatif et une performance opérationnelle en repli, principalement en raison des investissements.

SES : L’opérateur européen de satellites a vu son bénéfice net baisser de 23,5% au premier trimestre, à 98,2 millions d’euros, notamment du fait de taux de change négatifs, mais a confirmé vendredi ses objectifs pour l’exercice en cours.

Spie : Le groupe de services multi-techniques aux entreprises a vu son chiffre d’affaires bondir au premier trimestre, grâce à des acquisitions et à sa croissance en France et en Allemagne, et a confirmé ses objectifs pour 2018.

Séché environnement : Le groupe, spécialisé dans le traitement des déchets dangereux, a annoncé mardi un chiffre d’affaires en progression de 5,8% au premier trimestre, tiré par l’ensemble de ses activités.

Bureau Veritas : Le groupe d’inspection et de certification a confirmé ses objectifs 2018 de croissance organique et d’amélioration opérationnelle, en publiant un chiffre d’affaires en recul de 3,3% au premier trimestre, pénalisé par un effet de change fortement négatif.

Capgemini : Le géant des services informatiques a réalisé un chiffre d’affaires de 3,153 milliards d’euros au premier trimestre 2018, en hausse de 1,2%, et confirme ses grands objectifs financiers pour l’année 2018.

Klepierre : La société foncière a affiché des loyers nets et un chiffre d’affaires des commerçants en progression de plus de 3% dans un contexte favorable à tous les segments commerciaux, sauf la mode, affectée par les conditions météorologiques.

SEB : Le géant du petit électroménager a annoncé viser une croissance « supérieure à 5% » à périmètre et taux de change constants en 2018, après une hausse de 7,4% au premier trimestre, selon un communiqué.

Boiron : Le groupe d’homéopathie a publié un chiffre d’affaires en petite baisse de 0,5% au premier trimestre 2018, affecté par son activité en France et en Europe ainsi que par un effet de change défavorable.

Foncière des Régions : L’entreprise a vu ses revenus locatifs reculer de 2% sur les trois premiers mois de l’année 2018, affectés notamment par son activité de portefeuille en Italie.

Ipsos : Le groupe d’études et de sondages a publié un chiffre d’affaires en baisse de 5,9% sur le premier trimestre, à 367 millions d’euros, qu’il explique par des changes défavorables.

Lectra: Le groupe technologique a vu son bénéfice net reculer de 17% au premier trimestre 2018, en raison notamment d’un ralentissement de ses commandes et d’une hausse de l’euro, mais a maintenu ses objectifs annuels.

Manitou : Le spécialiste de matériel de manutention a relevé ses objectifs annuels, après un chiffre d’affaires en hausse de 21% au premier trimestre à 461 millions d’euros, porté par des marchés favorablement orientés.

Recylex : Le spécialiste du recyclage des métaux a vu son chiffre d’affaires chuter de 22% au premier trimestre en raison d’arrêts de maintenance prévus sur ses sites de production.

Visiativ : L’éditeur et intégrateur de logiciels d’entreprises a indiqué tabler sur un chiffre d’affaires compris entre 150 et 155 millions d’euros pour l’exercice en cours.

Stef : Le groupe spécialisé dans la logistique du froid a annoncé un chiffre d’affaires en hausse de 9% au première trimestre dopé « par un environnement économique favorable » et les fêtes de Pâques en mars.

Akka Technologies : Le groupe d’ingénierie et de conseil a publié une hausse de 7,8% de son chiffre d’affaires au premier trimestre à 353,9 millions d’euros, grâce notamment à ses activités à l’international.

Wavestone (ex-Solucom) : Le cabinet de conseil a publié un chiffre d’affaires en hausse de 6% à 359,9 millions d’euros pour son exercice décalé 2017-2018 et s’attend à dépasser « d’au moins 2 points » son objectif de marge opérationnelle.

Kering : François-Henri Pinault, PDG du groupe, s’est dit « très tranquille » jeudi concernant « la régularité des opérations » du groupe, alors qu’une enquête fiscale vise sa marque Gucci en Italie et que Mediapart affirme qu’il aurait soustrait 2,5 milliards d’euros d’impôts.

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