La Banque centrale européenne s’inquiète de la menace d’un protectionnisme accru

Préoccupée par le ralentissement de la croissance dans la zone euro, l’institution de Francfort demeure néanmoins confiante.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, à Francfort-sur-le-Main (ouest de l’Allemagne), le 26 avril.

L’ombre d’un doute. Si la croissance est toujours au rendez-vous dans la zone euro, quelques nuages obscurcissent désormais l’horizon. A commencer par les tensions commerciales soulevées par la politique de Donald Trump qui préoc­cupent la Banque centrale européenne (BCE), a reconnu Mario Draghi, son président, jeudi 26 avril. « Les risques liés aux facteurs internationaux, y compris la menace d’un protectionnisme accru, sont devenus plus importants »a-t-il déclaré à l’issue de la réunion de l’institution, tout en insistant sur le fait que celle-ci restait confiante.

Si, pour l’instant, les menaces de guerre commerciale relèvent pour l’essentiel de la rhétorique, « l’étendue des représailles » possibles et leurs conséquences sont encore ­inconnues. « Ce qui est certain, c’est que les récents événements ont un effet rapide et profond sur la confiance des exportateurs », a-t-il souligné.

Ont-ils déjà une incidence palpable sur la croissance ? Peut-être. Le « dottore » Draghi n’a pas caché la perplexité de la BCE face au ralentissement économique observé dans la zone euro ces dernières semaines. Assiste-t-on à un inquiétant retournement de la conjoncture ou s’agit-il d’un trou d’air passager ? L’institution de Francfort semble privilégier la seconde option. Pendant de longues minutes, Mario Draghi a détaillé les réflexions développées par les gouverneurs lors de leur réunion : « Ils ont évoqué la situation dans leur propre pays. Tous observent une forme de ralentissement ou de perte d’élan. » Et ce, dans la plupart des secteurs.

Ce coup de mou correspond probablement à un retour à la normale après la forte croissance des trimestres précédents (0,7 % en moyenne). S’ajoutent à cela des facteurs inattendus et temporaires, tels que « la mauvaise météo, les grèves, le calendrier des vacances de Pâques », a égrené l’Italien.

« Prudence, patience, persévérance »
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