Inflation : mensonges, maudits mensonges

Il était une fois deux banques centrales responsables de deux régions qui, au cours des cinq dernières années, ont connu une inflation similaire, des créations d’emplois similaires et des cibles d’inflation similaires. L’une, la Réserve fédérale américaine, a relevé ses taux d’intérêt à six reprises. L’autre, la Banque centrale européenne, devrait les augmenter l’année prochaine pour la première fois depuis son erreur de 2011.

Quiconque connaît le discours courant du marché expliquera que l’inflation a été beaucoup plus faible en Europe, et le chômage beaucoup plus élevé, justifiant les mesures monétaires extraordinaires de la BCE, y compris les taux négatifs. Mais le discours commun n’est pas tout à fait correct. Mesurés sur la même base, les prix ont en fait augmenté du même montant dans les deux zones. Le chômage est plus compliqué à comparer, mais, à l’instar de l’inflation, il a lui aussi suivi la même trajectoire.

Alors pourquoi les banques centrales adoptent-elles des approches radicalement différentes? Une première explication est qu’en l’absence de toute menace d’inflation aux Etats-Unis ou dans la zone euro, les chiffres clés sont importants. Et ces chiffres semblent plus « faucon » vus de Washington: 3,9% de chômage, autant d’emplois disponibles que de demandeurs




Acheter l’article :

0,99€
paiement mobile

Facturation par votre opérateur mobile

Cliquez sur votre opérateur




l’Opinion fête ses 5 ans !

Accès gratuit à tout le site pendant 5 jours

Enregistrez-vous pour en profiter


Je m’inscris

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *