Draghi demande plus de « solidarité »

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a rejoint vendredi la position défendue par la France en faveur d’une meilleure solidarité économique et financière en zone euro, à quelques semaines d’un sommet européen.

Le débat en Europe est encore trop porté sur la « dichotomie (…) à bien des égards, artificielle » entre la réduction des risques et le partage des risques, a souligné le banquier central lors d’un discours prononcé à Florence. « Le partage des risques peut dans certaines circonstances contribuer à une réduction des risques », a-t-il ajouté, après qu’Emmanuel Macron a exhorté jeudi l’Allemagne à être « à la hauteur » des réformes en Europe rendues plus nécessaires que jamais par l’abandon croissant du multilatéralisme par les Etats-Unis de Donald Trump. Alors que Paris est désireux de pousser pour plus d’intégration européenne, Berlin a reculé devant certaines des idées de M. Macron, qui, selon des responsables politiques allemands, conduiraient la plus grande économie de la zone euro à couvrir les pertes d’autres Etats. Vendredi, M. Draghi a estimé au contraire que le partage des risques entre pays membres de l’UE pourrait limiter les besoins d’engager de l’argent public en cas de crise dans le système financier.

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