Au plus haut depuis dix ans !

      Aucun commentaire sur Au plus haut depuis dix ans !

L’aiguille du baromètre économique a enfin basculé. Dans la zone euro, où « la politique budgétaire resterait neutre voire accommodante dans les principaux pays », le climat des affaires se situerait actuellement au plus haut niveau depuis 17 ans selon la Direccte (Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi). Le constat vaut autant pour la France, où la croissance du PIB a connu en 2017 son plus haut niveau depuis six ans et où un pic comparable des affaires remonte à dix ans !

Faisant fi des incertitudes internationales (hausse des taux, inflation et protectionnisme aux États-Unis, répercussions du Brexit, coalitions de gouvernement fragiles en Allemagne comme en Italie, crise catalane en Espagne…), le retour de la confiance paraît, cette fois, bien arrimé. « Le contexte est porteur avec une économie qui se raffermit », commentait en début d’année François Bavay, le nouveau directeur de la Banque de France en Bourgogne Franche-Comté. « En 2017, au niveau mondial, nous avons pu constater un mouvement de fond pour la reprise d’activité. La France manque encore d’un peu de souffle. Il faut notamment qu’elle trouve le moyen de diminuer son chômage. »

Investissements en hausse de 14 %

Réalisée auprès de 1 665 entreprises de la région sous forme de bilan et perspectives, l’enquête annuelle de la Banque de France met en évidence un rebond très significatif de l’industrie, portée notamment par le secteur automobile en Franche-Comté. Les chiffres d’affaires ont progressé l’an dernier de 9 % et les investissements sont annoncés en hausse de presque 14 % cette année alors que les prévisions d’embauches restent faibles.

Les entreprises, qui placent l’innovation et la performance en clé de la croissance, donnent la priorité à la modernisation digitale de leurs équipements, l’extension et l’automatisation de leurs lignes de production. Elles adaptent leurs capacités aux exigences d’une clientèle qui veut être servie dans les meilleurs délais sans préjudice de la qualité. La robotisation, contribuant à « l’agilité » requise pour jouer des coudes et gagner des marchés à l’international, devrait générer une activité additionnelle puis rejaillir dans un deuxième temps sur des emplois salariés durables. À condition toutefois que les compétences recherchées trouvent leur écho dans les filières de formation professionnelle en phase avec les besoins prévisibles sur le marché du travail. Ce qui situe l’enjeu de la réforme de l’apprentissage, cette voie plus que jamais royale, annoncée en France avant l’été.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *