Wauquiez se dit inspiré par Trump pour la fiscalité | À la Une

PARIS (Informations entreprises) – Le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, opposant de droite à la politique d’Emmanuel Macron, s’est déclaré jeudi soir inspiré par la politique fiscale du président américain Donald Trump.

Le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, opposant de droite à la politique d’Emmanuel Macron, s’est déclaré jeudi soir inspiré par la politique fiscale du président américain Donald Trump. /Photo prise le 18 avril 2018/REUTERS/Charles Platiau

“Trump a mené une politique massive de baisse des impôts, notamment sur les classes moyennes dans son pays” avec, pour les entreprises, “une obligation d’essayer de relocaliser les emplois sur le sol américain, discours qui me plaît”, a-t-il dit lors de “L’émission politique”, sur France 2.

Il a admis qu’il ne partageait “absolument pas” l’approche du président américain dans “plein de domaines”.

“Dieu sait si parfois ses excès et ses outrances ne me plaisent pas”, a-t-il expliqué. Mais “ce qui est intéressant pour moi c’est cette baisse de la fiscalité ; ça, je trouve que cela mérite qu’on y réfléchisse.”

Il a laissé entendre, notamment à propos de la crise actuelle à Air France, que la politique de Donald Trump en matière de défense des intérêts des entreprises américaines l’inspirait également.

Il s’est ainsi dit opposé à ce que l’Etat vende sa participation dans la compagnie aérienne nationale.

“L’Etat doit rester au capital parce que je suis attaché à ce qu’on garde un certain nombre de nos fleurons industriels et qu’on ait la capacité de faire une stratégie industrielle”, a déclaré Laurent Wauquiez.

Il a jugé “important” que la France garde un “oeil” sur ses ports, ses aéroports et ses grandes infrastructures.

“Les Etats-unis le font, des pays extrêmement offensifs sur le plan du capital et de la compétition économique le font”, a-t-il expliqué.

“Je plaide depuis longtemps pour le fait qu’on reprenne une priorité pour nos entreprises européennes et que comme le fait la Chine, comme le font aujourd’hui les Etats-Unis, on puisse dire non, désolé, mais priorité d’abord à nos entreprises.”

Emmanuel Jarry, édité par Jean-Stéphane Brosse

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