Bourse : un fonds qui profite des hausses et amortit les baisses

Le fonds Legg Mason Martin Currie European Absolute Alpha Fund achète des actions et en vend d’autres à découvert (sans les posséder). De passage à Paris, son gérant Michael Browne nous a dévoilé ses principales convictions.

Co-gérant du fonds Legg Mason Martin Currie European Absolute Alpha Fund (code Isin IE00BYWVKR50), Michael Browne a présenté le 15 mai aux investisseurs, à l’hôtel Raphaël à Paris, sa méthode de gestion et ses plus fortes convictions.

Depuis son lancement en 2001, la stratégie «Long/Short» mise en place par Michael Browne et Steve Frost, qui consiste à acheter des actions européennes et à en vendre d’autres (sans les posséder) simultanément, a enregistré une performance cumulée proche de 183% contre une progression de 77% pour l’indice MSCI Europe.

L’objectif des gérants est de capter les phases de hausse des actions, de protéger le portefeuille dans les périodes de baisse, de diminuer la volatilité des actions et de «générer de l’Alpha» (performance supérieure à celle du marché grâce au choix de valeurs).

Selon les phases de marché et les convictions des gérants, le fonds peut afficher une exposition nette au marché comprise entre -30% et 100%. L’encours actuel de la stratégie approche 560 millions de dollars.

Selon le gérant, les marchés d’actions européennes sont actuellement «surachetés». La plupart des indicateurs restent néanmoins positifs ou neutres, tels que les prévisions de bénéfices des entreprises, les écarts de rendement sur le crédit, le niveau d’endettement des sociétés, l’évolution des coûts, les levées de capitaux, les valorisations et l’exposition des investisseurs.

Mais les actions sont devenues moins attrayantes, la croissance à venir est freinée par l’atonie du crédit, l’inflation se redresse, les salaires progressent en Allemagne et l’évolution de la politique monétaire va devenir moins favorable aux actifs à risque.

Le fonds est actuellement «long» sur 68,4% de l’encours et «short» sur 34,9% des actifs, avec une exposition nette du portefeuille à 33,6%.

Des valeurs de consommation sont privilégiées

Les secteurs les plus «longs» sont la consommation discrétionnaire (14,8%), l’industrie (11,5%), les biens de consommation (11%), la finance (10,1%) et la santé (9,4%).

Les secteurs les plus «shorts» sont l’industrie (8,8%), la consommation discrétionnaire (6,1%), la finance (4,1%), l’immobilier (4%) et la santé (3,5%).

L’exposition nette est à 9,5% sur les biens de consommation, 8,7% sur la consommation discrétionnaire, 6% sur les financières, 5,8% sur la santé et 2,7% sur l’industrie.

Le gérant évite les opérateurs télécoms (faible cash flow), l’automobile (pic de ventes et chute du diesel), le pétrole (pic de la demande attendu en 2020/2022).

Les sociétés privilégiées dans le portefeuille doivent afficher un bilan solide, de bonnes marges de profits, des produits de qualité, et faire preuve d’innovation.

Les entreprises «shortées» (ventes à découvert) connaissent de faibles barrières à l’entrée, un déclin de leurs marges ou de leurs parts de marché, un endettement excessif, un management de mauvaise qualité.

Les dix principales positions du fonds sont L’Oréal, Straumann, Beiersdorf, OTP Bank, LVMH, Adidas, Sika, Wizz Air, BIM Birlesik, Deutsche Wohnen.

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