Attention aux placements financiers vendus sans agréments !

Très risquées, les ventes de produits d’investissement en cryptomonnaies, vins ou diamants se multiplient sur Internet.

Faciles d’accès, les offres en ligne de monnaies virtuelles, comme le Bitcoin, ne disposent pourtant d’aucun agrément, ni d’autorisation officielle.

En 2018, les arnaques aux cryptomonnaies ont détrôné celles liées aux diamants d’investissement. Le phénomène a pris une telle ampleur que l’Autorité des marchés financiers (AMF) a, fin avril, une fois de plus alerté les épargnants sur les risques d’investir dans des Bitcoin, Ethereum et autres Ripple. Classés dans la catégorie « biens divers », ces placements à hauts risques font miroiter des plus-values bien trop rapides pour être réalistes. Faciles d’accès, ces offres de monnaies virtuelles en ligne ne disposent pourtant d’aucun agrément, ni d’autorisation officielle.

Depuis la loi Sapin II du 8 novembre 2016, l’AMF est habilitée à délivrer un numéro d’enregistrement pour les biens « atypiques « (vins, cryptomonnaies, diamants, œuvres d’art, timbres…) qui ont essaimé sur Internet ces dernières années. Le contrôle du produit financier par le gendarme de la Bourse intervient à la demande de la société qui le commercialise. Cet examen s’effectue dans le respect de l’article 79 de la loi faisant référence à « un minimum de garanties exigées d’un placement destiné au public ». Même si le numéro octroyé n’est « ni un agrément ni un visa », seuls quatre placements l’ont obtenu à ce jour, diffusés par trois sociétés : La Bergère, U’winewest (dont deux produits disposent d’un numéro), deux sites évoluant dans le vin d’investissement, et EcoTree, une jeune start-up spécialisée dans la vente d’arbres à l’unité.

Liste noire

Souvent, l’absence de feu vert officiel va de pair avec la fraude. Et c’est justement pour alerter sur la dangerosité de ces investissements que l’AMF tient à jour et en ligne une liste noire des sites actifs à éviter. Elle dénombre 116 noms de plates-formes en biens divers, 111 dans le « Forex » et 338 dans les « options binaires ». Même si l’AMF a récemment indiqué avoir obtenu la fermeture de 136 adresses Internet illégales en trois ans, cette longue liste n’a rien de figé. De nouveaux sites apparaissent…

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