Etat français inculpé d'inactivité climatique

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* Plainte de plusieurs ONG, une première en France
* Au Kenya, Macron réaffirme sa détermination
* "Nous devons arrêter les bêtises", a déclaré le chef de l'Etat

(Mise à jour avec détails §13)
PARIS / NAIROBI, 14 mars (Good Banque) – ONG & Oxfam France,
Greenpeace, notre entreprise et la Fondation Nicolas Hulot
(FNH) a déposé une plainte contre l'État jeudi
violation de ses engagements climatiques, une procédure
justice sans précédent à cette échelle en France et
se multiplie à l'international.
"L'Etat n'est pas à la hauteur des promesses qu'il a faites
elle-même ", notamment dans le cadre de l'accord de Paris de 2015,
a déclaré sur France Inter Cécile Duflot, directrice générale
d'Oxfam France. "L'Etat est un plaideur comme un autre, le nôtre
le but est qu'il soit condamné à agir. "
Soumission de cette plainte au tribunal administratif
de Paris est la concrétisation d'une menace en décembre
par ces quatre organisations derrière une pétition dans ce
ce qui signifie que plus de 2,1 millions de signatures ont été collectées.

Ils avaient envoyé plusieurs ministres le 18 décembre
une "demande d'indemnisation antérieure prouvant qu'aucune mesure n'a été prise
l'État est confronté au changement climatique depuis des décennies et
réparation du préjudice causé
ne rien faire "et a averti qu'en l'absence de réponse
satisfaisants dans les deux mois, ils saisiraient la justice.
Dans une lettre aux ONG rendue publique le 15 février
Enfin, le ministre de la transition écologique, François de
Rugy avait assuré que l'exécutif était "mobilisé"
répondre à l'urgence ", mais cette réponse a été évaluée
insuffisante de la part des associations, notamment
reconnaissance des dommages moraux et écologiques.
Le gouvernement "a refusé de prendre des mesures
pour atteindre ses propres objectifs
"Greenpeace France écrit dans un communiqué:
dénoncer "le déni" dans lequel l'exécutif serait enfermé.

"LA RAISON DE LA JEUNESSE", DIT MACRON
Une visite au Kenya, où il a participé à la troisième édition
Emmanuel Macron a répondu indirectement au sommet "Une planète"
aux critiques en mentionnant "l'impatience" dans son discours
"jeunesse" qui se manifeste pour le climat dans le monde.
monde sans aucune référence à un remède.
"Nous devons changer notre modèle en profondeur, c'est-à-dire
redonner au cœur de l'économie de marché
l'environnement, mettez le coeur de chacun de nous
les investissements et les choix commerciaux partagent
la biodiversité, le développement durable et la lutte contre
émissions ", at-il poursuivi.
"Je prendrai ma part", assura-t-il. "Notre
les jeunes nous disent simplement une chose: & vous ne faites pas assez
rapide, je veux donc être solennel à Nairobi, merci
cette jeunesse du monde entier, elle a raison. "
Un peu plus tard, parlant à la presse en marge de
En haut, le chef de l’Etat a déclaré qu’il ne pensait pas que
plainte "aboutirait à une solution judiciaire".
"Je n'achète pas cet esprit, la solution est en chacun de nous,
ce ne sont pas les gens contre le gouvernement sur ces questions,
nous devons arrêter ce non-sens ", at-il ajouté." C'est nous tous:
les gouvernements doivent se déplacer, les grandes entreprises,
investisseurs, citoyens (…) Je ne garderai aucune
intérêt acquis. "

"RETOUR"
Trois ans après l'approbation de l'accord de Paris
sur la COP 21, le souci du respect grandit
engagements pour contrer l'effet de serre
sous la marque de 2 ° C contre 2100.
Face à ce risque, les citoyens n'hésitent plus
procédures judiciaires – selon le Grantham Research Institute,
Plus de 1 000 plaintes ont été déposées dans le monde
ensemble, dont environ 800 aux États-Unis.
Organiser des manifestations et des grèves d'élèves
ailleurs ces derniers mois dans différents pays
d'Europe, inspirée par une fille suédoise de 16 ans, Greta
Thunberg, désormais une figure mondiale de la lutte contre
changement climatique.
En France, malgré son titre de "champion de la terre" reçu sur
l'ONU en septembre et son slogan "Make our planet great
encore ", Emmanuel Macron a un bilan mitigé en termes de
lutter contre le changement climatique.
Son image de leader dans la lutte contre le réchauffement climatique
le climat s'est dégradé un peu cette semaine
l'annonce d'abandonner l'augmentation de la taxe carbone,
mesure destinée à apaiser la colère des "gilets jaunes", mais
considéré comme un "retrait" par les activistes de l'environnement.
Soumis à de fortes critiques d'ONG et épinglé par
le Conseil économique, social et environnemental (CESES), le
projet de loi sur l’énergie et le climat, qui devait être
initialement présenté au Conseil des ministres lundi,
selon l'Elysée enfin "renforcé" pour éliminer "tout"
ambiguïté sur l'ambition de la France "en la matière.

(Marine Pennetier à Paris, avec Danielle Rouquié et
Jean-Baptiste Vey et John Irish à Nairobi, édité par Yann Le
Guernigou)