Lentement mais sûrement, le secteur bancaire abandonne ses prime . La banque suisse UBS a confirmé au Financial Times qu’elle supprimait rémunération variable 10 000 employés de son "centre d'entreprise", son centre de services qui regroupe ses fonctions de marketing, de ressources humaines et de communication. Rémunérés entre 50 000 et 100 000 francs suisses, ils recevront des bonus fixes dont le montant approchera de la moitié de leur salaire mensuel, a annoncé le journal suisse Sonntagszeitung.

La banque a l'intention de "réduire les incertitudes" liées à la rémunération variable, a déclaré un porte-parole d'UBS. "Cela éliminera les inconvénients associés à une performance médiocre tout en conservant le potentiel d’incitation associé à de bons résultats"il a répondu au quotidien britannique.

UBS estime que ce n’est pas un moyen de réduire les coûts, bien que le groupe ait enregistré 13 milliards de dollars en sorties du capital dans son activité de gestion de patrimoine et a subi une perte de la banque d’investissement au dernier trimestre. La banque affirme également ne pas envisager d'étendre ce système au reste de ses banquiers.

Gestion complexe en Europe

Le défi des bonus traditionnels augmente dans l'industrie. Depuis janvier, 20 000 cadres Commerzbank , la deuxième Banque privée également ne plus recevoir de bonus individuels. Ils conservent une rémunération variable, mais celle-ci ne dépend plus que de la performance collective. La banque allemande a indiqué qu'elle souhaitait réaliser des économies en simplifiant la gestion administrative de ce type de rémunération, jugée trop complexe.

La réglementation en Europe est, il est vrai, profondément durcie avec l’introduction de plafonds. La variable ne peut pas dépasser une fois le fixe, ni doubler si les stratégies d’approbation et de contournement des actionnaires sont poursuivies par le superviseur. Et l'impact de la volatilité des résultats la banque de marché, et ses opérateurs en particulier, pèse sur les autres employés. Pour les banques européennes, c'est l'une des dernières sources de réduction des coûts.

Le "danger" des bonus individuels

Un autre petit établissement a également renoncé à ses primes en janvier: la banque suisse Migros, filiale de la chaîne de supermarchés du même nom. Il a annoncé la fin de l'année dernière supprimer les bonus de ses dirigeants et dirigeants. Il compensera cette suppression en augmentant les salaires au cas par cas.

La banque, c'est une autre motivation que celle d'UBS et de Commerzbank. Les bonus ne sont plus adaptés à l'ère numérique, estime-t-elle. Pour Harald Nedwed, PDG de Migros, les services bancaires en ligne permettent aux clients de décider eux-mêmes "comment et quand" ils veulent effectuer leurs opérations. Le succès commercial est donc avant tout un travail collectif. " La rémunération variable individuelle sous forme de bonus comporte même le risque d'encourager les salariés à favoriser leur propre activité, ce qui est déterminant pour le bonus, au détriment de la perspective globale. Il a dit sur le site de la banque.

Anne Drif