* Macron reçoit des syndicats agricoles
* Négociations commerciales en cours
* Le pourcentage d'exemption de glyphosate "non coupé"

(Mise à jour avec d'autres déclarations Jeunes agriculteurs,
Entourage Macron)
PARIS, 11 février (Good Banque) – Les dirigeants de la principale
les syndicats agricoles ont demandé à Emmanuel Macron lundi du
"fermeté" aux acteurs du secteur agroalimentaire
"ne joue pas le jeu", dans une interview avec le chef de
l'état dans le cadre du "grand débat" organisé en réponse à la
crise des "cardigans jaunes".
Président de la fédération nationale des syndicats
Farmers Association (FNSEA) a annoncé qu'elle serait
pierre angulaire de cette consultation nationale qui se terminera le 15 mars
et cela devrait conduire à des "solutions concrètes".
"Nous proposerons une contribution pour le grand secteur
secteur agricole – 14% des emplois français, tiers secteur
exportateur, une activité avec des territoires et un
alimentation saine, sûre et diversifiée ", a déclaré
Christiane Lambert à la presse à l'Elysée, ajoutant que le
L'union agricole française la plus importante serait "sans concession".
"Le fossé national et social est très fort, on le voit
aujourd'hui avec le mouvement ("Yellow Vests" -NDLR),
l'agriculteur est un pivot de la vie rurale et nous souhaitons
qu'il en soit plus conscient ", a-t-elle ajouté.
La FNSEA exige des États généraux de l'alimentation et de l'alimentation
la loi alimentaire produit "tous leurs effets, le retour
le prix doit être payé au producteur ", a-t-elle insisté
"retenue dans certaines négociations commerciales".

MACRON PROMET DU CLOSED
La même histoire chez les jeunes agriculteurs (OUI).
"La loi est en cours d'élaboration
demande, nous avons demandé au président d'être très strict
avec tous les acteurs qui ne veulent pas y jouer
jeu ", a déclaré son président, Jeremy Decerle
"Nous pensons qu'il veut que cette loi porte ses fruits
les résultats. Nous serons vigilants, il lève les yeux
vouloir être ", at-il poursuivi.
Selon l'entourage du chef de l'Etat, Emmanuel Macron l'a fait
indiqué au cours de ces réunions que les engagements pris dans le
loi sur l'agriculture et l'alimentation – dite "loi Egalim" – serait
et a attendu l'avancement des plans sectoriels.
Le chef de l'Etat a également évoqué les sujets européens
du point de vue de la politique agricole commune (PAC) et de l'UE
La foire agricole a lieu du 23 février au 3 mars
Porte de Versailles à Paris, selon la même source.
Séduit en octobre 2017 par les promesses d'Emmanuel Macron
d'un "revenu décent", les agriculteurs ont poursuivi
quelques mois les "blocages" des grands détaillants qui
A leur avis, ils empêchent l'application de la loi Egalim recherchée
récompenser mieux les agriculteurs avec une augmentation de 10%
seuil de revente à perte (PÉR) et supervise les promotions.
Adoptée en octobre dernier, cette loi doit être
Jeudi matin à Matignon, une réunion de suivi avec le Premier ministre
Le ministre Edouard Philippe en présence des ministres concernés.
Une autre réunion est prévue pour mercredi
négociations alimentaires commerciales qui durent jusqu'à
fin février entre producteurs et distributeurs, en présence de
Ministres de l'agriculture et de l'économie et des finances,
Guillaume Didier et Bruno Le Maire.

GLYPHOSATE ET SIDA ORGANIQUE
Au-delà de l'application d'Egalim, la question du paiement
l’aide aux producteurs biologiques est aussi une source de
affrontements entre agriculteurs et gouvernement.
Jeudi tôt dans un débat avec un
mille jeunes en Saône-et-Loire, assure Emmanuel Macron
retards dans le versement de ces aides
"vendu" au printemps, ce qui déclenche des "perturbations majeures"
"problèmes administratifs et techniques".
La question du glyphosate est une autre pierre d'achoppement.
l'herbicide est considéré dangereux par les défenseurs de la nature
mais certains agriculteurs veulent continuer à l'utiliser.
Emmanuel Macron s'est engagé à l'interdire en France
2021 en laissant la porte ouverte pour possible
déviations. Didier Guillaume a déclaré fin janvier que le
la production de glyphosate aurait atteint 80% au 1 er janvier 2021.
"10, 20, 30 (%), la question n'est pas tranchée, il est nécessaire
travailler et peu à peu nous pointerons dans l'impasse et il
devra faire des ajustements à ce moment ", a répondu lundi
Christiane Lambert, alors qu'il "pragmatisme" de la tête de
l'état à ce sujet.

(Marine Pennetier, publié par Yves Clarisse)