FRANCFORT / LONDRES (Good Banque) – Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a déclaré vendredi qu'il s'entretenait avec les banques du pays à propos de leur avenir, appelant "la spéculation" des informations récurrentes sur la fusion entre Deutsche Bank et Commerzbank.

Plus tôt dans la journée, le magazine WirtschaftsWoche avait annoncé que le gouvernement souhaitait un rapprochement entre les deux principales banques allemandes avant les élections européennes prévues pour la fin du mois de mai.

Olaf Scholz a déclaré ne pas comprendre le lien qui a été établi entre ces élections et l'évolution du secteur bancaire.

"La vérité est que nous discutons de la situation du secteur financier en Allemagne, c'est le rôle de notre gouvernement (…)", a poursuivi Olaf Scholz.

"Ces deux banques font tout ce qu'elles peuvent pour générer des profits suffisants. Nous discutons avec elles de la situation du secteur bancaire en Allemagne", a-t-il déclaré, ajoutant que le pays avait besoin d'un système bancaire stable pour soutenir les entreprises allemandes désireuses d'exporter .

"Il est important d'avoir un secteur bancaire fort avec des champions nationaux qui ont la capacité d'agir", a déclaré Olaf Scholz, qui a indiqué en passant qu'il n'y avait "aucune discussion" sur la mise en place d'une structure de défaisance ("mauvaise banque") censée détenir les créances irrécouvrables des banques.

Les résultats trimestriels publiés il y a une semaine par la Deusche Bank montrent que le groupe a encore beaucoup de chemin à parcourir pour trouver la voie d'une rentabilité durable, même si l'année 2018 s'est terminée par un premier bénéfice en quatre ans.

Des sources ont déclaré fin janvier qu'il restait peu de temps à la première banque allemande pour tenter de relancer ses activités en tant qu'entité indépendante, ajoutant que cela rendait plus probable la possibilité d'une fusion avec Commerzbank. doit publier ses comptes 2018 le 14 février.

Vers 10 h 10 GMT, l’action Deutsche Bank a perdu 0,92%, contre 1,67% pour Commerzbank, l’une des plus fortes hausses de l’indice des valeurs bancaires européennes ayant peu varié.

(Andreas Rinke, Andreas Framke et Hans Seidenstuecker à Berlin, Marc Jones et Huw Jones à Londres, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)