Nettoyage en vue dans le banque de financement et d'investissement (BFI) de BNP Paribas. Quant au secteur bancaire dans son ensemble, cette activité phare a souffert en 2018 dans la première banque française.

" Comme nous le savons "Jean-Laurent Bonnafé a lancé mercredi en introduction des résultats annuels du groupe bancaire, l'activité" Corporate and Institutional Banking "(CIB) a enregistré une baisse de 7,5% de son chiffre d'affaires à 10,82 milliards d'euros revenu avant impôt baisse de 21% à 2,68 milliards d’euros, partiellement compensée par un bon contrôle des coûts.

Un bilan des activités est en cours

Les soubresauts, mais aussi les transformations subies par le secteur bancaire, sont tels qu’un plan d’action énergique a été annoncé. Mesure la plus visible, la activités non rentables ou sous-dimensionnées Vont être arrêté. Une revue est en cours. Le groupe confirme par la même occasion l’extinction de sa filiale de trading pour compte propre, Capital de négoce d'opéra , et la fermeture de son bureau sur les matières premières aux États-Unis.

" Cela continuera avec 200 à 300 millions d'euros de chiffre d'affaires qui pourrait être "abandonné" "Yann Gérardin, directeur général adjoint de BNP Paribas et responsable de la CIB. Au total, le groupe vise à réduire d'environ 5 milliards d'euros de livres d'actifs pondérés en fonction des risques, après des réductions de 5,5 milliards déjà réalisées en 2018. être capable de se concentrer fonds propres aux entreprises plus prioritaires … ou de renforcer ses fonds propres pour répondre aux exigences réglementaires.

"Relocalisation proche" en vue

Autre mesure forte, CIB a annoncé mercredi matin une économie supplémentaire de 350 millions d’euros d’ici 2020, en plus des 500 millions d’euros déjà prévus. L’ensemble du groupe a annoncé de nouveaux efforts d’épargne, mais le CIB seul comptera pour 55% de ce nouvel effort .

" Nous allons accélérer notre électronisation en fonction des besoins exprimés par les clients "Continue Yann Gérardin. L'effort comprendra le développement de" plates-formes partagées ", ou" nearshoring ", c'est-à-dire" relocalisation rapprochée ".

Sur le fond, la banque ne s'attend pas à un retour à une meilleure fortune, mais plutôt à une "croissance sélective". " Nous gardons la même vision à long terme, il est très important de conserver un IFP pleinement opérationnel d’ici 2025-2030. ", Dit Yann Gérardin.

Dans le détail, les activités de marché ("marchés mondiaux") ont particulièrement souffert, les activités de produits à revenu fixe et de produits de base enregistrant une baisse de 21,7% de leurs revenus sur un an. La détérioration est plus que perceptible au quatrième trimestre, avec un chiffre d'affaires en baisse de 39,5% par rapport au trimestre précédent (-14,7% pour les titres à revenu fixe et -70% pour les actions). La branche "banque de financement" (crédits structurés, fusions et acquisitions, etc.) a vu son activité reculer de 5,1% sur un an, changement en partie motivé par la décision du groupe de sortir du financement du tabac ou du gaz de schiste.

Moins "glamour" au premier abord, les transactions de clearing, de livraison et de conservation de titres ont continué leur développement avec une augmentation de plus de 10% des revenus en 2018.

Edouard Lederer