Vidéo: fraude à la carte bancaire, pourquoi rester toujours sur ses gardes

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La fraude bancaire par Internet augmente année après année. Si les autorités s'organisent, les consommateurs doivent également faire preuve de prudence, explique Cyril Piat, de la gendarmerie nationale.

L'une des blessures d'Internet est la fraude par carte de crédit. Bien qu'il reste marginal par rapport au volume global de fraude physique (environ 0,2%), il n'en reste pas moins que des mesures s'imposent. C'est ainsi que la gendarmerie dispose d'une plateforme spécifique: Perceval. Lancé en juin 2018, "il permet d'analyser ce que les citoyens ont pu retrouver", explique Cyril Piat, responsable adjoint du Centre de lutte contre la criminalité numérique de la gendarmerie nationale.

Les chiffres obtenus peuvent donc être comparés à ceux du commerce électronique ou du secteur bancaire. "En six mois, la base de données Perceval signalait déjà plus de 270 000 utilisations frauduleuses identifiées." Nos informations sont fiables car elles nous permettent de capturer près de 30% des données déclarées par le commerce électronique. "

Entretien: Delphine Sabattier

Les citoyens impliqués dans la lutte contre la fraude

Perceval est un outil de connaissance utile. Son objectif principal reste toutefois le signalement des fraudes commises par les citoyens. "Si des frais frauduleux apparaissent sur votre relevé de compte, si votre carte est compromise, vous devez contacter votre banque pour vous protéger", a déclaré le colonel Cyril Piat. La signalisation arrive dans un deuxième temps. Un reçu est ensuite envoyé au consommateur: un document précieux permettant d'obtenir le remboursement des sommes indûment perçues. L'approche active des utilisateurs d'Internet dans la lutte contre la fraude est cruciale. C’est dans leur propre intérêt.

Le phishing est particulièrement problématique. "L'honnêteté peut en effet être considérée comme un élément inacceptable à rembourser. Cette position a également été validée par les plus hautes juridictions", déclare Cyril Piat. Un dernier conseil, soyez critique et gardez à l'esprit que jamais une banque ou une administration ne vous demandera d'informations confidentielles par courrier électronique.