RSE: les entreprises doivent le faire!

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Au moment où, dans le contexte que nous connaissons, commence le grand débat national, tous ceux qui sont attachés à la nécessaire amélioration de notre lien social sont invités à s'exprimer. Sans remettre en question le point de poursuivre, sous différentes formes,
le recensement des plaintes de nos concitoyens qui sont déjà assez bien indexés, il est évident que ce sont surtout les bonnes suggestions qu’il est important de recueillir!

Dans ce contexte, de nombreux entrepreneurs ainsi que des responsables des structures qui les soutiennent (chambres de commerce, associations d’employeurs, autorités locales, réseaux de soutien et financements publics ou privés, etc.) seront sans aucun doute prêts à apporter leur contribution. contribution à la cause susmentionnée, en prenant soin d'éviter tout glissement de politicien …

La gravité et la persistance des événements auxquels notre pays est confronté impliquent que, collectivement, nous pouvons rapidement trouver des solutions pour répondre aux attentes les plus légitimes, afin de rétablir la paix sociale, de soutenir notre économie et de sauvegarder nos valeurs républicaines, en premier lieu notre démocratie. .

Changer l'image des entreprises

Pour cette nouvelle consultation nationale, comme pour celle qui avait eu lieu il y a un an lors de la préparation de la loi sur le pacte, le besoin d'acculturation est important. Par exemple, beaucoup de nos concitoyens ne font pas vraiment la distinction entre les emplois publics et commerciaux. Ils ne sont pas toujours conscients qu'une politique sociale digne de ce nom implique des performances économiques durables. En outre, peu de Français sont suffisamment informés sur les grands axes du budget national, la composition du produit intérieur brut (PIB), le déficit commercial ou la dette de la France …

En attendant que la réforme de l'éducation tant vantée soit couronnée de succès, les chefs d'entreprise ont un rôle éducatif très important à jouer. Dans ce domaine, les actions menées par des réseaux associatifs tels que 100 000 entrepreneurs et l’Association jeunesse et entreprises (AJE) méritent d’être saluées.

Les dirigeants doivent également s'efforcer de lutter, si possible avec l'aide des médias, contre la mauvaise image liée aux actions de certains patrons voyous. L'adoption progressive de la responsabilité sociale des entreprises (RSE), y compris dans les petites et moyennes entreprises pour lesquelles cette approche n'est pas obligatoire à ce jour, doit être améliorée. Dans le même esprit, il est important d'accroître la visibilité des stratégies visant à développer le fort potentiel de l'économie sociale et solidaire (ESS).

Enfin, le dirigeant du XXIe siècle doit démontrer qu’il intègre de nouveaux modes de vie, en aidant ses employés à trouver un sens au travail et, grâce à une nouvelle approche du profit, qu’il est prêt à leur faire bénéficier d’un partage équitable de la valeur, non mentionner une contribution au bien commun.

De leur côté, les principaux réseaux vertueux de notre écosystème soutenant l’esprit d’entreprise (Adie, BGE, Initiative France, Réseau Entreprendre, etc.), ainsi que les financiers traditionnels ou alternatifs (financement participatif) ne manquent pas d'histoires de réussite démontrant le mérite économique de leur propre implication.


René Pascal

est retraité du secteur bancaire. Vous aussi, participez au grand débat de "Echos" en nous envoyant vos propositions de forum.