C’est l’un des talons d’Achille des banques françaises: leurs coûts d’exploitation élevés. Le ratio coûts / revenus est toujours de 68%, un niveau supérieur de dix points à la moyenne européenne, a indiqué jeudi.agence de notation S & P Global évaluations. Et cette situation présente "Peu de perspectives d'amélioration"avertit l'agence.

Plans d'épargne ambitieux

Les principaux acteurs de la finance se sont toutefois engagés dans plans d'épargne ambitieux . Mais "Les changements rapides dans la réglementation, tels que la transformation numérique du secteur, nécessitent de tels investissements que les banques ne peuvent pas tirer pleinement parti des plans de réduction des coûts"déclare Nicolas Malaterre, responsable des banques françaises chez S & P Global Ratings.

Revenu sous pression

BNP Paribas & # 39; plan stratégique donc promis seulement "Stabilité globale de ses coûts opérationnels" entre 2016 et 2020. Sur la même période, Société Générale s'est engagée à augmenter ses coûts d'exploitation de 1,2%, hors éléments exceptionnels.

À ces coûts difficiles à contenir s'ajoutent des revenus sous pression. Cela est particulièrement vrai pour les activités de crédit: dans un environnement caractérisé par des taux d’intérêt bas, chaque prêt génère peu de revenus sur la période de remboursement. En conséquence, les banques & # 39; les bilans sont durablement saturés de prêts peu rémunérateurs.

Abusé sur le marché boursier

La situation n’est pas plus facile pour les activités génératrices de commissions, telles que l’assurance la gestion d'actifsen raison de la forte concurrence et de la transparence accrue des tarifs. Mais ce modèle de banque universelle posséder en France "Suppose une structure de coûts différente de celle d'un" simple acteur "."déclare Pierre Gautier, responsable des banques européennes chez S & P Global Ratings. Facteur aggravant, ajoute-t-il: la densité des réseaux bancaires est plus importante en France, ce qui peut se justifier compte tenu de la taille du pays.

Cette spécificité se reflète dans la bourse de ces institutions avec un ratio "price to book" (qui rapproche le prix du marché de la valeur comptable de la société) de 0,44. En d’autres termes, les banques françaises cotées ne valent même pas la valeur de leurs actif net. Seuls les Allemands, les Italiens et les Grecs sont pires.

"Les taux négatifs ont coûté 20 milliards d'euros aux banques européennes en cinq ans"

Si un sujet est en colère au sein des banques allemandes, ce sont les taux d'intérêt négatifs de la Banque centrale européenne qui pèsent sur leur rentabilité. " Ils représentaient un manque à gagner de 20 milliards d'euros depuis 2014 pour les établissements du Vieux Continent, alors qu'en parallèle, les dépôts des banques américaines auprès de la Fed leur rapportaient 80 milliards d'euros, cela fait une différence de 100 milliards. ", A regretté jeudi Christian Ossig, directeur général de l'Association des banques allemandes, lors d'une conférence de presse. Une raison de plus pour appeler à un resserrement de la politique monétaire de la BCE, dans la mesure où les Allemands sont des épargnants avides qui prompt à nourrir les banques avec des liquidités.

Bien que tous ne soient pas convertibles en crédits pour des raisons réglementaires, ils ont enregistré l'an dernier un excédent de 400 milliards d'euros de liquidités. Dans ce contexte, l’association professionnelle préconise une harmonisation du cadre financier européen afin de permettre à ses 180 banques membres d’élargir le champ de leur gestion de la liquidité sans coûts excessifs. " Sur un marché plus vaste, les banques auraient beaucoup plus de chances de rétablir leur rentabilité ", Conclut Christian Ossig.

Edouard Lederer